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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Catégorie : Actualités

A Bali, la guerre des taxis complique le séjour des touristes

Posted on 1 juin 20261 juin 2026
By Laurent Guéna

Dans plusieurs zones touristiques de l’île, notamment à Canggu, Ubud ou Uluwatu, les chauffeurs travaillant via les applications VTC sont empêchés de prendre en charge des clients en raison de règles imposées par les banjars, les conseils communautaires locaux. Ces organisations, qui jouent un rôle central dans la vie quotidienne balinaise, défendent les intérêts des chauffeurs traditionnels et imposent leurs propres tarifs, souvent bien supérieurs à ceux pratiqués par les plateformes numériques. Résultat : certains visiteurs se voient contraints de marcher jusqu’à des points de rendez-vous autorisés ou d’accepter des courses facturées plusieurs fois le prix affiché sur les applications. Un hôtelier cite un trajet facturé environ 30.000 roupies sur l’application Grab contre 300.000 à 500.000 roupies par des chauffeurs locaux dans certains cas. On n’osera pas aller jusqu’à parler de racket…

LG

En lire davantage sur le site de South China Morning Post

Destinations

Barcelone face au casse-tête des croisières

Posted on 1 juin 20261 juin 2026
By Nicolas Barbéry

Barcelone reste le premier port de croisière d’Europe avec près de 4 millions de passagers par an, dont 1,7 million en simple escale. La croissance du secteur devrait encore s’accélérer avec l’arrivée de nouveaux géants des mers capables d’embarquer 7.600 passagers et 2.000 membres d’équipage. Cette dynamique alimente toutefois un conflit ancien entre la municipalité et l’industrie de la croisière. La ville a déjà décidé de réduire le nombre de terminaux de 7 à 5, de doubler la taxe de séjour pour les passagers en transit et envisage désormais d’interdire les escales, en réservant l’accès aux seuls navires ayant Barcelone comme port d’embarquement ou de débarquement. Le maire Jaume Collboni estime que les croisiéristes en transit relèvent d’un tourisme de masse qui sollicite fortement l’espace public et les services municipaux sans générer suffisamment de retombées économiques. Une analyse contestée par les défenseurs du secteur. S’appuyant sur des études universitaires et portuaires, ils affirment que la croisière soutient 9.000 emplois, contribue à hauteur de 562 millions d’euros au PIB catalan et que chaque passager dépense en moyenne 230 euros par jour en ville. Ils soulignent également que la hausse de la taxe de séjour pourrait rapporter jusqu’à 26 millions d’euros par an aux finances locales. Entre critiques du surtourisme et arguments économiques, le débat reste ouvert.

NB

En lire davantage sur le site d’El Pais

Croisières

Les Russes ont de plus en plus de mal à trouver une destination de vacances

Posted on 29 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Pour les Russes, organiser des vacances à l’étranger devient un exercice de plus en plus compliqué. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les possibilités de voyage se réduisent sous l’effet des tensions géopolitiques. Certes, certains pays restent accessibles, comme la Chine, qui applique un régime sans visa depuis septembre 2025, mais de nombreuses destinations se ferment progressivement. Les restrictions de survol allongent les trajets et renchérissent les billets d’avion, tandis que l’obtention de visas devient plus difficile. À cela s’ajoutent des considérations de sécurité qui écartent certaines destinations. En dehors de quelques pays comme la Turquie, la Thaïlande ou l’Égypte, les options se font rares. L’Europe, autrefois très prisée, n’attire plus qu’un nombre limité de voyageurs russes. Selon Maya Lomidze, de l’association des tour-opérateurs russes, un peu plus de 500.000 Russes ont obtenu un visa Schengen l’an dernier, toutes motivations confondues. Un chiffre sans commune mesure avec les niveaux d’avant-guerre : en 2019, la seule Grèce accueillait près d’un million de touristes russes. L’absence de vols directs, les difficultés administratives et l’arrêt de certaines liaisons aériennes vers des destinations populaires comme les Seychelles ou Cuba compliquent encore davantage les départs. Même Dubaï, longtemps refuge privilégié des voyageurs russes, apparaît désormais moins attractif. Reste des pays comme l’Afghanistan ou la Corée du Nord, mais que les Russes ne considèrent pas – sans doute à tort – comme des destinations de rêve.

NB

En lire davantage sur le site de France Info

Destinations

Malgré les sanctions, le transport aérien russe tient bon

Posted on 29 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Les sanctions occidentales visant à paralyser l’aviation russe n’ont, pour l’instant, pas produit les effets escomptés. Malgré les restrictions imposées par les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni sur les pièces détachées et la maintenance, les compagnies russes exploitent encore massivement leurs Airbus et Boeing. Le nombre d’appareils occidentaux en service est resté relativement stable depuis 2023 et le trafic aérien a quasiment retrouvé son niveau d’avant-guerre. Porté par un marché intérieur dynamique et des subventions publiques, le secteur aérien russe aurait dépassé les 30 milliards de dollars de valeur en 2025, selon GlobalData. Les compagnies ont proposé plus de 122 millions de sièges réguliers, soit un volume proche de celui de 2021. Aeroflot a même enregistré un chiffre d’affaires record de 902,3 milliards de roubles (11 milliards d’euros). Cette résilience repose notamment sur des circuits d’approvisionnement de pièces détachées parallèles, qui transiteraient via l’Inde, la Turquie, les Émirats arabes unis ou le Kazakhstan. Certaines ont pu être retracées depuis des fournisseurs occidentaux jusqu’à des compagnies russes via des intermédiaires. Une société indienne aurait ainsi revendu à Rossiya Airlines deux moteurs CFM achetés au Canada malgré des clauses interdisant leur réexportation vers la Russie. Pour plusieurs experts, Moscou exploite efficacement les failles du dispositif de sanctions grâce à des réseaux de sociétés intermédiaires et à ses relations avec des pays non alignés.

NB

En lire davantage dur le site de Bloomberg

Transport

Aérien : malgré la crise au Moyen-Orient, l’Europe résiste

Posted on 29 mai 202629 mai 2026
By Nicolas Barbéry

La guerre en Iran pèse lourdement sur le transport aérien au Moyen-Orient. Selon l’IATA, la demande de passagers dans la région a chuté de 46,6 % en avril, entraînant un recul mondial du trafic aérien de 3,4 %. Mesurée en passagers-kilomètres payants (PKP), la demande a particulièrement souffert de l’effondrement du trafic vers les Émirats arabes unis et d’autres destinations régionales. Sans l’impact du Moyen-Orient, le trafic mondial aurait au contraire progressé de 1,2 % sur un an. Pour Willie Walsh, directeur général de l’IATA, la baisse de la demande dans la région a été suffisamment importante pour faire basculer les statistiques mondiales dans le rouge. La situation est aggravée par l’envolée du prix du kérosène, qui a parfois plus que doublé en avril, accentuant la pression sur les coûts d’exploitation et sur les tarifs des billets. L’Europe résiste mieux à cette conjoncture. La demande y a progressé de 0,9 %, avec des taux de remplissage élevés, supérieurs à 85 %. Les liaisons directes entre l’Europe et l’Asie ont notamment bondi de 15,3 %, signe que de nombreux voyageurs privilégient désormais les vols sans escale plutôt que les correspondances via les hubs du Golfe. L’IATA estime néanmoins que la volatilité du marché devrait se poursuivre dans les prochains mois, alors que les compagnies réduisent leurs capacités face à la hausse des coûts et à la faiblesse de la demande.

NB

En lire davantage sur le site de Iata

Transport

L’Unesco et TUI s’allient autour du tourisme durable dans les sites patrimoniaux

Posted on 29 mai 202629 mai 2026
By Laurent Guéna

L’Unesco et TUI Care Foundation ont annoncé un partenariat mondial consacré au développement d’un tourisme plus durable dans et autour des sites classés au patrimoine mondial. L’initiative vise à concilier développement touristique, préservation du patrimoine et retombées économiques pour les communautés locales, dans un contexte où plusieurs destinations culturelles font face à une pression croissante liée aux flux de visiteurs. Les premiers projets seront déployés au Maroc et à Zanzibar. Au Maroc, le programme concernera le ksar d’Aït-Ben-Haddou, avec l’objectif de favoriser des séjours plus longs, soutenir les artisans locaux et développer de nouvelles expériences culturelles autour du patrimoine vivant. À Zanzibar, les actions cibleront la Stone Town, autour de projets mêlant entrepreneuriat culturel, formation et tourisme communautaire. Le partenariat prévoit également des programmes de formation pour les guides, artisans et acteurs locaux du tourisme, ainsi que la création de nouveaux itinéraires culturels et d’outils de médiation destinés aux visiteurs. « Le tourisme durable doit bénéficier aux communautés qui protègent notre patrimoine mondial et font vivre ses traditions », souligne Julien Pellaux, directeur des partenariats à l’Unesco. C’est bien le moins.

LG

En lire davantage sur le site de l’Unesco

Production

Accor se défend après des accusations de traite d’humains

Posted on 28 mai 2026
By Laurent Guéna

Accor a tenté de tourner la page des accusations lancées au printemps par le vendeur à découvert Grizzly. Lors de son assemblée générale, le groupe a présenté les conclusions d’audits interne et externe affirmant n’avoir identifié « aucune défaillance systémique » dans ses procédures de prévention des risques liés à la traite d’êtres humains et d’enfants. Selon Corine Pont, directrice du développement durable du groupe, les investigations ont mis en évidence « un décalage entre les allégations et la réalité ». Elle souligne notamment que les tests évoqués dans le rapport Grizzly reposaient sur de simples demandes commerciales, sans réservation effectivement confirmée, certains hôtels ayant interrompu les échanges jugés suspects. L’audit externe, confié au cabinet GoodCorporation et mené auprès de 255 hôtels dans 56 pays, a toutefois permis d’identifier plusieurs axes d’amélioration dans l’application des procédures sur le terrain. Le groupe a annoncé la mise en place de « mesures concrètes », parmi lesquelles un cadre juridique renforcé, un suivi plus strict des établissements et des sanctions plus claires pour les hôtels ne respectant pas les standards du groupe. Tout cela n’aura pas été vain.

LG

En lire davantage sur le site de Libération

Hôtellerie Restauration

Le tourisme du sommeil, nouvel eldorado des hôtels de luxe

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Face à l’explosion des cas d’insomnie, l’hôtellerie transforme désormais le sommeil en argument marketing. Partout dans le monde, des établissements développent des offres centrées sur le repos, mêlant technologies, thérapies et programmes de bien-être. La chaîne Equinox commercialise ainsi The Sleep Experience : des chambres pensées pour favoriser un sommeil profond, facturées jusqu’à 2.000 dollars la nuit. Selon plusieurs études, ce marché pèserait déjà près de 6 milliards de dollars par an. En Europe, certains hôtels alpins misent depuis longtemps sur une literie haut de gamme, désormais complétée par des massages, des programmes nutritionnels ou sportifs. D’autres, comme Meliá ou Four Seasons, vont jusqu’à vendre à leurs clients les matelas, oreillers et draps utilisés dans leurs chambres afin de prolonger l’expérience hôtelière à domicile. Pour la spécialiste du voyage Anabel Vázquez, ces séjours deviennent aussi des vitrines du bien-être : masque de nuit, pyjama thermorégulateur en fibre de bambou ou analyse du sommeil font désormais partie de l’expérience client. Sur les réseaux sociaux, le phénomène du « teint reposé de riche » illustre cette nouvelle injonction au repos parfait. Que deviendrait-on sans les réseaux sociaux !

NB

En lire davantage sur le site d’El Pais

Hôtellerie Restauration

J’aime / Je n’aime pas… par Bruno Abenin

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Oncle Dom

Il a le sourire du Sud-Ouest, la passion du voyage chevillée au corps et cette manière chaleureuse de parler des autres comme d’une seconde famille. Tombé dans le tourisme presque par hasard, Bruno Abenin a pourtant fait du monde entier son terrain de rencontres, d’échanges… et d’amitiés durables. Un Toulousain pur jus, amoureux du rugby autant que des voyages humains. Il est président de la région Sud-Ouest des EdV.

J’aime👍

« J’aime avant tout les amis et la famille. Je crois que c’est mon cœur qui parle en premier. D’ailleurs, j’ai fêté mon anniversaire la semaine dernière et, pour moi, il n’y avait rien de plus naturel que d’emmener les amis des amis, la famille de la famille, pour une semaine sur les bords d’une île en Égypte, tous ensemble à bord d’un bateau. Une semaine de rêve, de découvertes, de redécouvertes aussi, de surprises pour certains, de magie pour d’autres.

C’est mon ADN. J’ai toujours grandi là-dedans. La famille et les amis sont mon pilier numéro un. Je ne pourrais pas vivre sans. C’est mon refuge, ma passion, mes amours, ma vie.

Ensuite, il y a le voyage. Je suis tombé dedans comme Obélix dans la marmite… et je crois que j’en ai bien profité. Depuis plus de quarante ans dans ce monde du tourisme, j’ai eu la chance de travailler dans plus d’une vingtaine de pays et surtout d’aller à la rencontre des autres. Beaucoup sont devenus des amis. Aujourd’hui, cela me permet d’avoir une véritable famille aux quatre coins du monde : autour de la Méditerranée bien sûr, mais aussi au Sénégal, au Maroc, en Tunisie, aux États-Unis, au Kenya ou encore en Asie.

Ce multiculturalisme m’a énormément apporté. Il m’a ouvert sur les autres et appris qu’un même sujet peut être vu de mille façons différentes selon l’endroit où l’on vit. J’aime justement ce regard de l’autre, cette manière différente de comprendre les choses. Quand je voyage aujourd’hui, je voyage moins pour découvrir un pays que pour retrouver des amis, des souvenirs et continuer à avancer avec eux vers l’avenir. Les pays changent, évoluent ; en mal, disent parfois certains, mais moi, j’essaie toujours de voir le positif.

Le voyage, l’amitié, la famille, les échanges : voilà ce qui a toujours été mon fil conducteur.

Et puis, je suis toulousain. Ça compte forcément. J’ai la passion du rugby et, à Toulouse, impossible de ne pas parler du Stade Toulousain. Je suis un passionné de cette équipe, de son jeu, de son ambition, de son état d’esprit. J’ai joué au rugby et j’adore tout ce qui entoure ce sport : l’esprit d’équipe, le respect, la solidarité… et bien sûr la fameuse troisième mi-temps. On peut être adversaires pendant quatre-vingts minutes et se retrouver ensuite autour d’une table pour échanger et faire la fête ensemble. C’est un état d’esprit que j’aime profondément. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas, ce sont les chamailleries et les rancunes. Dans le monde du voyage, j’ai longtemps connu cette opposition entre producteurs et distributeurs, entre tour-opérateurs et agences de voyages, parfois même avec les compagnies aériennes ou les transporteurs. Franchement, je n’aime pas ça.

Nous sommes tous dans le même univers et nous devrions avancer ensemble dans une seule direction : permettre aux voyageurs de vivre les meilleures vacances possibles. Ces querelles font perdre du temps, de l’énergie et créent des silos artificiels entre des gens qui devraient travailler main dans la main. Je n’aime pas cette tendance à se renvoyer les responsabilités ou les « patates chaudes ». Je préfère les gens qui construisent.

Autre sujet qui me fait réfléchir : la croyance absolue dans l’intelligence artificielle. Attention, je pense que l’IA est un outil formidable, utile et même indispensable. Nous devons apprendre à l’utiliser, car elle fera de plus en plus partie de notre quotidien. Mais ce qui m’inquiète parfois, c’est cette idée que tout ce que dit l’IA serait forcément vrai.

Internet nous a donné accès à l’information, mais pas forcément au savoir. L’IA, c’est un peu pareil. Ce n’est pas parce qu’un outil donne une réponse qu’il faut l’accepter sans réflexion ni analyse. Il faut garder du recul, apprendre à vérifier, comprendre et penser par soi-même.

Je trouve d’ailleurs absurde de vouloir interdire totalement l’IA à l’école ou dans le travail. Ce serait lutter contre son époque. Au contraire, il faut apprendre aux nouvelles générations à bien utiliser ces outils, à comprendre leurs limites, leurs biais et la manière dont ils influencent notre façon de penser.

L’IA doit rester un outil au service de l’intelligence humaine, pas remplacer notre capacité à réfléchir. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

En Corse, les professionnels du tourisme réclament des mesures d’urgence

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Laurent Guéna

Alors que le tourisme représente près de 41% de l’activité économique de la Corse, les professionnels du secteur estiment que le modèle insulaire est sous pression et appellent les pouvoirs publics à réagir rapidement. Le Groupement des Hôtelleries & Restaurations (GHR) pointe une accumulation de facteurs défavorables : hausse des coûts d’exploitation, difficultés de recrutement, crise du logement des salariés, hausse des prix du transport aérien depuis le continent, annulations de vols, concurrence des meublés touristiques et affaiblissement du pouvoir d’achat. Pour Catherine Quérard, présidente nationale du groupement, « la Corse n’a pas besoin de compassion économique. Elle a besoin de décisions. » Selon elle, lorsque le tourisme corse ralentit, « c’est toute l’économie insulaire qui vacille ». Parmi les demandes formulées figurent une régulation accrue des meublés touristiques dans le cadre des outils prévus par la loi Le Meur, une harmonisation des règles entre les différents acteurs du tourisme et de la restauration, ainsi que des engagements des compagnies aériennes afin de garantir les dessertes sans nouvelle inflation des prix. Le GHR demandent un dispositif permettant aux entreprises de récupérer la TVA sur les dépenses engagées pour créer ou aménager des logements destinés aux employés. Enfin, les professionnels appellent Atout France à lancer rapidement une campagne de promotion de la destination Corse. De quoi mesurer le changement d’époque : il n’y a pas si longtemps, la Corse s’interrogeait sur les moyens de freiner certains flux touristiques.

LG

En lire davantage sur le site de BFM

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