
Pour les Russes, organiser des vacances à l’étranger devient un exercice de plus en plus compliqué. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les possibilités de voyage se réduisent sous l’effet des tensions géopolitiques. Certes, certains pays restent accessibles, comme la Chine, qui applique un régime sans visa depuis septembre 2025, mais de nombreuses destinations se ferment progressivement. Les restrictions de survol allongent les trajets et renchérissent les billets d’avion, tandis que l’obtention de visas devient plus difficile. À cela s’ajoutent des considérations de sécurité qui écartent certaines destinations. En dehors de quelques pays comme la Turquie, la Thaïlande ou l’Égypte, les options se font rares. L’Europe, autrefois très prisée, n’attire plus qu’un nombre limité de voyageurs russes. Selon Maya Lomidze, de l’association des tour-opérateurs russes, un peu plus de 500.000 Russes ont obtenu un visa Schengen l’an dernier, toutes motivations confondues. Un chiffre sans commune mesure avec les niveaux d’avant-guerre : en 2019, la seule Grèce accueillait près d’un million de touristes russes. L’absence de vols directs, les difficultés administratives et l’arrêt de certaines liaisons aériennes vers des destinations populaires comme les Seychelles ou Cuba compliquent encore davantage les départs. Même Dubaï, longtemps refuge privilégié des voyageurs russes, apparaît désormais moins attractif. Reste des pays comme l’Afghanistan ou la Corée du Nord, mais que les Russes ne considèrent pas – sans doute à tort – comme des destinations de rêve.
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