
À Chypre, les autorités multiplient les messages rassurants. « Nous sommes à des centaines de kilomètres de la zone de conflits », rappelle le vice-ministre du Tourisme, Kostas Koumis, alors que l’île cherche à corriger une image de « zone de guerre » jugée infondée. Début mars, un drone visant une base britannique a ravivé les inquiétudes, sans conséquence directe sur les zones touristiques. Les annulations ont toutefois atteint 40% en mars et 30% en avril sur un an. « Nous ne sommes pas en zone de guerre », insiste la profession, dénonçant les effets de certaines couvertures médiatiques. En Grèce, la tendance est similaire. Les professionnels évoquent un net ralentissement des réservations à l’approche de la saison. « Depuis le début de la guerre, c’est à l’arrêt », témoigne une gestionnaire à Athènes. Si le pays n’est pas directement concerné, la proximité du conflit et les tensions régionales pèsent sur la demande. À mesure que la distance augmente, la perception du risque tend à s’amplifier.
LG







