
Le patron de Ryanair, Michael O’Leary, estime que la guerre en Iran a déjà coûté à sa compagnie 50 millions de dollars supplémentaires en carburant pour le seul mois d’avril et prévient que la facture pourrait grimper à 600 millions sur un an si le baril restait autour des 150 dollars. Dans ce contexte, O’Leary juge que certaines compagnies européennes pourraient ne pas tenir jusqu’à l’automne, citant notamment Wizz Air et Air Baltic comme acteurs particulièrement exposés. Au-delà du prix, c’est surtout la disponibilité du carburant qui inquiète. Selon le patron, aucun risque majeur n’est identifié pour mai, mais l’incertitude grandit pour juin si les flux liés au détroit d’Ormuz restent perturbés. Le Royaume-Uni serait le plus vulnérable, en raison de sa dépendance à des approvisionnements venus du Koweït. Comme souvent, Michaël O’Leary en a aussi profité pour dénoncer la fiscalité aéroportuaire, en particulier en Italie. Il critique la hausse programmée des taxes à Fiumicino et Ciampino et réclame à nouveau la suppression de la surtaxe municipale sur les billets, ce qui ne mange pas de pain.
LG







