
Le conflit en Iran perturbe fortement le transport aérien mondial. Depuis samedi, les grands transporteurs du Golfe (Emirates, Qatar Airways et Etihad) sont cloués au sol, provoquant une désorganisation du trafic international. Selon le cabinet de conseil OAG Aviation, cette situation a entraîné une baisse de plus de 10% de la capacité quotidienne des vols internationaux. La raréfaction de l’offre a aussitôt fait grimper les prix : certaines compagnies ont augmenté leurs tarifs jusqu’à 900%. Sur certaines liaisons très demandées, la hausse est spectaculaire. Le prix moyen d’un aller-retour a ainsi bondi de 207% entre Hong Kong et Londres, et dans des proportions similaires entre Singapour et la capitale britannique. Pour tenter d’absorber la demande, plusieurs compagnies renforcent leurs programmes long-courriers. Qantas, Air India et Malaysia Airlines ont ajouté des rotations supplémentaires vers l’Europe. La compagnie australienne a notamment mobilisé un Airbus A380 de 485 sièges, initialement destiné à une maintenance en Allemagne, pour assurer un vol Sydney-Heathrow. Air India a programmé plusieurs vols additionnels vers Toronto, Francfort et Paris depuis New Delhi, tandis que Malaysia Airlines a également renforcé ses liaisons vers Londres et Paris entre le 6 et le 8 mars. La nature a toujours horreur du vide.
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