
En Turquie, l’accès aux plages privées est devenu un sujet de vive controverse à l’approche de l’été. Alors que la Constitution et la loi sur le littoral garantissent un accès libre aux côtes, de nombreux établissements des stations balnéaires de la mer Égée imposent désormais des droits d’entrée ou des dépenses minimales pouvant atteindre plusieurs milliers de livres turques. À Bodrum, certains beach clubs réclament jusqu’à 230 euros (près de 12.300 livres turques) par personne pour une journée à la plage. À Çesme, les dépenses minimales de consommations obligatoires varient entre 2.500 et 5.000 livres (entre 50 et 100 euros), tandis qu’à Ayvalik et Cunda, les tarifs uniquement pour l’accès à la plage dépassent fréquemment les 1.000 livres (une vingtaine d’euros). Cela fait cher la chaise longue (« sezlong » en turc). Les associations de défense du littoral dénoncent une privatisation progressive des plages et rappellent que les espaces publics accessibles se réduisent chaque année. La guerre des « sezlong » est lancée.
LG







