
Après une année 2025 record, avec 11.700 milliards de dollars de recettes et 10,3% du PIB mondial selon le WTTC, le tourisme mondial aborde 2026 dans un climat bien plus sombre. La guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran frappe de plein fouet le Moyen-Orient, où le secteur perdrait 600 millions de dollars par jour. La région, qui avait accueilli 94 millions de voyageurs l’an dernier, voit déjà ses grands hubs (Dubaï, Doha, Abou Dabi et Istanbul) fortement affectés. Les taux d’occupation s’effondrent : autour de 19% à Dubaï selon Meliá, et sous les 10% à Oman d’après Barceló. Mais les répercussions dépassent largement la région. Le manque de liaisons aériennes et la raréfaction des billets perturbent les flux vers l’Australie, l’Inde, l’Afrique et l’Asie. Oxford Economics estime que 116 millions de visites et 858 millions de nuitées pourraient être compromises hors du Moyen-Orient cette année. Autre menace : la hausse du pétrole, qui renchérit les vols et réduit l’offre de sièges. Malgré ce choc, des groupes comme Marriott ou Radisson tentent de rester confiants, alors que l’occupation et les prix des chambres ont déjà chuté de 20 à 30%.
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