
Le retour à la normale de l’approvisionnement en kérosène du secteur aérien et une décrue des prix des hydrocarbures prendront « plusieurs mois« , même en cas de réouverture durable du détroit d’Ormuz, a averti mercredi le patron de Iata. Willy Wash s’exprimait peu après l’annonce d’un cessez-le-feu accepté pour deux semaines par les Etats-Unis et l’Iran, avec une réouverture attendue du détroit d’Ormuz, par où transite d’ordinaire 20% du pétrole mondial, mais quasiment bloqué depuis le début du conflit. « L’annonce [de la trêve] a entraîné une baisse très significative du prix des pétroles bruts », qui dévissaient de plus de 15% mercredi, « mais il faudra encore des mois pour revenir au niveau souhaité. Je ne pense pas que cela se fera en quelques semaines », poursuit Willy Wash. « Le levier le plus immédiat » sera de « répercuter la hausse des coûts sur les prix des billets. C’est inévitable ». Il va falloir sans doute être un peu plus pédagogue pour justifier ces surcoûts si le prix du kérosène baisse sensiblement dans les jours qui viennent.
LG







