
Les sargasses, ces algues brunes à l’odeur nauséabonde, menacent une nouvelle fois les côtes des Antilles. Guadeloupe et Martinique s’apprêtent à affronter une saison qui pourrait figurer parmi les pires jamais enregistrées en termes d’échouements. “L’année 2026 s’annonce comme une nouvelle année majeure (…) voire record à l’été 2026”, alerte le bulletin mensuel de l’université du Sud de la Floride. Une perspective préoccupante alors que le gouvernement de François Bayrou avait annoncé en mai 2025 un troisième Plan sargasses. Le précédent volet, centré sur les barrages en mer, la collecte et le stockage, affiche des résultats mitigés : seules 10 des 26 mesures ont été effectivement mises en œuvre, selon un rapport de la Direction générale des outre-mer. Les auteurs pointent des angles morts persistants, notamment sur les impacts économiques et sociaux, ainsi que sur les enjeux sanitaires, largement sous-estimés. Si la surveillance satellite et la compréhension des “radeaux” d’algues progressent, les connaissances sur leurs effets sur la santé ou sur leur valorisation restent encore limitées. Une certitude : sur les zones touchées, les plages deviennent rapidement impraticables, entre émanations âcres et impossibilité de se baigner.
LG








