
Le fonds d’investissement américain Castlelake a rendu publique une offre de rachat de 4,74 milliards de livres sterling (5,5 milliards d’euros) sur EasyJet, la quatrième, les trois précédentes ayant été rejetées par le conseil d’administration de la compagnie britannique. L’offre représente une prime de 24% sur le dernier cours de Bourse et de 57% par rapport au niveau de l’action avant la révélation de l’intérêt de Castlelake. EasyJet a toutefois rejeté cette nouvelle proposition, la jugeant trop opportuniste dans un contexte où son cours était affaibli par les tensions au Moyen-Orient. Le groupe estime que cette offre ne reflète pas sa valeur réelle. Il met en avant une hausse de 46% de son bénéfice avant impôt sur les deux derniers exercices, portée notamment par sa filiale EasyJet Holidays. La compagnie poursuit également un vaste programme de modernisation de sa flotte avec l’arrivée de nouveaux Airbus et compte sur de nouvelles opportunités de croissance grâce à l’obtention de créneaux dans des aéroports stratégiques comme Milan-Linate et Rome-Fiumicino. Ces atouts, associés à une valorisation boursière jugée faible, expliquent l’intérêt de l’opération pour Castlelake. On avait bien compris.
NB







