
Des frappes aériennes israéliennes ont endommagé plusieurs sites emblématiques du patrimoine iranien, notamment à Ispahan, selon le ministère iranien de la Culture et du Patrimoine. Le palais Ali Qapu et le palais-jardin Chehel Sotoun, deux monuments safavides du XVIIe siècle, ont subi d’importants dégâts. L’onde de choc des bombardements a également arraché des carreaux turquoise de la mosquée Jameh d’Ispahan, l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture persane et islamique. Une semaine plus tôt, à Téhéran, le palais de Golestan (ancien siège de la dynastie Qajar) avait déjà été gravement touché lors d’une attaque visant un commissariat voisin : sa célèbre galerie des glaces a été détruite et son jardin jonché de débris. L’Unesco indique avoir constaté des dommages sur plusieurs sites inscrits au patrimoine mondial, dont le palais de Golestan, le pavillon Chehel Sotoun, la mosquée Jameh et des bâtiments proches des sites préhistoriques de la vallée de Khorramabad. L’organisation se dit « profondément préoccupée » par la destruction de sites culturels au Moyen-Orient. En Iran, les réactions mêlent indignation, tristesse et inquiétude. Certains habitants dénoncent une guerre qui, selon eux, ne touche plus seulement le régime mais aussi l’histoire et l’identité du pays. Pour beaucoup, ces images ravivent le souvenir de la destruction des bouddhas de Bamiyan par les talibans en 2001, qui avait suscité une condamnation internationale.
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