
Les conférences et congrès professionnels continuent d’attirer les acteurs du tourisme… malgré une utilité parfois difficile à démontrer. Selon une récente enquête réalisée auprès de professionnels du tourisme américains, seuls 36% des personnes interrogées estiment que le dernier événement auquel elles ont participé a généré un retour sur investissement clair. Pourtant, 71% des professionnels interrogés continuent d’assister à au moins deux rendez-vous par an. Une présence motivée autant par l’habitude que par le fameux « fomo » (fear of missing out) ou le sentiment qu’il « faut y être ». Dans les faits, 67% disent rechercher une vision stratégique du secteur. Mais beaucoup repartent des événements avec l’impression d’avoir surtout entendu les mêmes discours recyclés. Plus de la moitié des répondants considèrent désormais qu’un déplacement n’a de valeur que s’il apporte des informations impossibles à obtenir ailleurs, via un rapport ou un échange réseau. Or, c’est précisément ce qui semble faire défaut. Les critiques visent notamment les tables rondes jugées trop vagues : 43% des participants estiment qu’elles débouchent rarement sur des idées concrètes à partager avec leurs équipes. Autre irritant : les interventions de sponsors de la manifestation déguisées en démonstrations commerciales, dénoncées par 40% des répondants. Quant aux programmes surchargés, ils laissent peu de place aux échanges informels ou à la réflexion. Rien de nouveau sous le soleil des congrès professionnels, donc… C’est peut-être bien là le problème.
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