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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Catégorie : Les pensées peu profondes d’OD

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 21 avril 202621 avril 2026
By Nicolas Barbéry

Par les amygdales du grand caribou et tabernacle ! Il aura donc suffi d’une chanteuse et de quelques notes parfaitement tenues pour rappeler à tout le monde une évidence que certains s’acharnent à compliquer. Pendant qu’Atout France aligne stratégies, plans d’actions et concepts plus ou moins inspirés, voilà que Céline Dion débarque – ou plutôt s’apprête à débarquer – et remet les compteurs à zéro. La recette ? D’une simplicité presque vexante. Quelques concerts près de Paris, une poignée de refrains que la planète entière connaît par cœur, et soudain les avions se remplissent, les hôtels affichent complet, les restaurants ressortent leurs plus belles cartes. Le tourisme, finalement, ce n’est peut-être pas si compliqué. La région Île-de-France évoque, l’air de rien, entre 150 et 300 millions d’euros de retombées. Une paille. Accor, lui, voit ses réservations grimper de plus de 40%. Quant à KPMG, il pose tranquillement un chiffre qui ferait pâlir n’importe quel ministre : près de 2 milliards d’euros au total. À ce niveau-là, on ne parle plus d’événement culturel. On parle d’un levier économique. D’un raccourci presque indécent vers la croissance. Et forcément, une question s’invite, un peu gênante : à quoi bon tant d’efforts, tant de dispositifs, tant de réunions, si une seule voix suffit à faire mieux — et surtout plus vite ? La réponse n’est pas agréable, mais elle a le mérite d’être limpide : le désir ne se décrète pas. Il s’impose. Et parfois, il chante. Alors oui, il faudra sans doute supporter quelques envolées lyriques et des refrains qui collent à la peau. Mais à choisir entre quelques décibels et quelques milliards, le calcul est vite fait. Reste à savoir si, demain, on préférera continuer à réfléchir… ou simplement écouter.

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 14 avril 202614 avril 2026
By Oncle Dom

Cette guerre – comme toutes les crises du monde, finalement – ne se contente pas de pourrir la vie des pauvres hères qui prennent des bombes sur la façade. Non, elle éclabousse large. Et, une fois de plus, c’est aussi l’industrie du tourisme qui trinque, avec des clients devenus soudainement frileux, voire carrément craintifs à l’idée de voyager. La peur, ça se propage plus vite qu’un bon plan billet d’avion. J’en ai eu un exemple très concret dans ma propre famille – et pourtant, chez nous, on n’est pas du genre à trembler pour un oui ou pour un non. Mes tantes, d’un certain âge – mais encore parfaitement lucides, merci pour elles – ont purement et simplement renoncé à un voyage en Jordanie. Rideau. Circulez. Et allez leur expliquer qu’elles ne risquaient, objectivement, pas grand-chose… Mission impossible. Quand l’époque s’en mêle, la raison fait souvent ses valises avant tout le monde. Pendant ce temps, certains continuent d’avancer. Et il faut bien reconnaître un certain panache à l’imposant Michel Salaün, qui n’hésite pas à se « vidéoliser » en terrasse de restaurant, déjeunant allègrement, en plein cœur de Dubaï. Une terrasse bien réelle, elle, contrairement à certaines influences virtuelles… Dubaï, d’ailleurs, où l’on croise nettement moins de ces influenceurs au cerveau creux, pourtant si prompts à vendre du rêve dès que le soleil brille et que le buffet est inclus. Étrange disparition. À propos d’influence, justement, voilà que Selectour – jamais en retard d’une tendance marketing – signe avec un chef influenceur (pardon, un « fournisseur de contenu »). L’idée ? Donner envie au client de repartir en Égypte. Rien que ça. On en est donc là : pour déclencher un voyage, il faut désormais une recette, une vidéo bien montée et, si possible, un filet d’huile d’olive en ralenti. Pourquoi pas ? Après tout, si ça peut remettre les gens dans un avion… Bon. Très honnêtement, moi, pour m’influencer, je reste fidèle à mon vieux mentor, Michel Audiard. Lui au moins ne faisait pas dans la demi-mesure. « Il ne faut surtout pas parler aux cons, ça les éduque. » Tout est dit. Et, pour une fois, ça évite les campagnes de com. Chères et sans grands résultats !

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 7 avril 202610 avril 2026
By Oncle Dom

La guerre des réseaux, farce ou réalité ? Excellents papiers de mes bien chers (con)frères et sœurs de TourMaG ces derniers jours sur le sujet. Et, dans la foulée, protestations vigoureuses – et presque coordonnées – du côté des grands chefs distributeurs. Rigolo, franchement. Une guerre ? Quelle guerre ? Mais non voyons… Selectour, Manor, Cediv, et même TourCom : tous amis pour la vie. Comme dans Les Bronzés, mais sans la raclette.

J’aime toujours ce moment délicieux où l’on nous explique, avec un sérieux imperturbable, que tout va très bien. Qu’il n’y a aucune tension. Aucun tirage de couverture. Aucun coup de coude discret sous la table. Bref, qu’on nous prend – au choix – pour des dindons ou des jambons. À la découpe, de préférence. Parce que, soyons honnêtes deux minutes : il y a bien un terrain d’entente entre tout ce petit monde. Un seul, mais solide : prendre le maximum de commission… et faire payer le maximum aux autres. Là, curieusement, plus de débat. L’union sacrée.

La vraie guerre, elle est ailleurs. Elle ne fait pas de communiqué, elle. Elle s’appelle chaos aérien, imprévus géopolitiques, crise soudaine – et elle cloue les touristes sur place sans prévenir.

Et dans ces moments-là ? Qui est sur le pont ?

Les voyagistes pour la majorité. Et, il faut bien le dire, certaines agences – pas toutes – qui se souviennent qu’elles ont aussi un métier, et accessoirement des clients. Rapatrier, gérer, rassurer, bricoler des solutions avec ce qu’il reste… souvent à perte, parfois à prix d’or.

Pendant ce temps, au sommet, on discute doctrine.

Le patron du SETO – texte de loi en main, Code du tourisme sous le bras – propose, presque naïvement, de partager les responsabilités. Et là… miracle d’unité. Tollé général côté distributeurs.
Avec, en première ligne, Laurent Abitbol.

Traduction libre : chacun sa croix, et surtout pas la mienne. On verra au cas par cas. Très au cas par cas. Extrêmement au cas par cas.

Il faut dire que le Code du tourisme, dans ces situations un peu bancales, reste, disons… interprétable. Une belle zone grise, comme on les aime quand les enjeux deviennent très concrets.

Moralité ? Même dans les meilleures familles – celles qui jurent leurs grands dieux qu’elles s’adorent -, dès qu’il est question d’argent, la paix devient une option. Et la guerre… une simple question de vocabulaire.

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi, la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 31 mars 202631 mars 2026
By Oncle Dom

Nouvelle époque pour le Seto. Après des lustres de présidence, RMC a cédé son fauteuil au Breton Caradec – probablement le seul Breton que je connaisse qui ne soit pas fana de la mer. En revanche, il a très vite enfilé un costume de chef qui lui va comme un gant. Homme de partage, de communication, avec un franc-parler dans la droite ligne de son prédécesseur, il n’aura pas mis longtemps à comprendre que la fameuse « grande famille du tourisme » est parfois… disons, à géométrie variable. Tiens, juste comme ça. Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient. Des clients à rapatrier en urgence, coincés entre mollahs et mauvaises surprises. Pour les tour-opérateurs, il a fallu trouver des avions, vite. Certaines compagnies ont répondu « présent »… en doublant, voire en triplant les prix. À prendre ou à laisser. Du côté de l’État français, en revanche, c’était plutôt mollo mollo. Le minimum syndical, disons.

Au final, malgré la discrétion de P-A-P-1 et des surcoûts parfois salés, les TO ont assuré.

Et ça, au moins, c’est du concret. Grave.

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La semaine prochaine, on parle de la répartition des coûts ! Juste pour vous faire saliver…

Les pensées peu profondes d'OD

La pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 24 mars 2026
By Oncle Dom

Décidément, rien ne va plus, sapristi – oui, j’aime les mots désuets, ils ont au moins le mérite de ne pas exploser en vol. Contrairement à l’aéroport de Dubaï, qui se prend ces jours-ci quelques amabilités très peu diplomatiques venues d’Iran. Ambiance. Et pendant ce temps, des navires de croisière font du surplace, bloqués à cause de la fermeture du détroit d’Ormuz. Au moins, maintenant, tout le monde sait où c’est. Comme quoi, une crise bien placée vaut parfois mieux qu’un atlas.

Moi qui pensais, naïvement, que ces pays savaient rester calmes… entre eux. Raté. Et voilà que les mollahs – et leurs cousins que j’appellerai les « tollahs », pour simplifier – annoncent qu’ils pourraient envoyer quelques missiles ou autres pétards en direction de destinations dites « touristiques de loisirs« . On appréciera la nuance. Oh là là, mollah, restons calmes. D’autant que le congrès du Seto se tient au Maroc dès demain. Et, vous me connaissez, je n’ai jamais été très amateur de bruit de fond. En revanche, du côté des débats, on devrait être servis. Parce qu’entre les annulations, les reports et les grands écarts tarifaires, l’ambiance risque d’être… studieuse, disons. Si j’en crois les gazettes, les agences de voyages commencent à compter les coûts, les transporteurs aussi. Quant aux TO, comme d’habitude, on les regarde avec cet air compatissant qu’on réserve aux dindons à la veille de Noël. Au fait, question subsidiaire : avons-nous encore un ministre du Tourisme ? Il me semble que le dernier répondait au doux nom de P-A-P-1 – comme ce joueur de foot qui aimait le Cacolac, souvenir d’une époque où tout paraissait plus simple, y compris les crises. Il a disparu ? Ou bien c’est nous qui ne regardons plus au bon endroit.

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 17 mars 202617 mars 2026
By Oncle Dom

Uncle Ben a encore frappé. Enfin… disons qu’il a suivi le mouvement. Après SAS et Cathay Pacific, Air France-KLM annonce à son tour une petite surprise tarifaire sur le long-courrier : 50 euros de plus en classe éco pour les billets émis depuis le 11 mars. Motif officiel : la guerre au Moyen-Orient, le détroit d’Ormuz, les turbulences géopolitiques et, au passage, la débilité de Trompette. Comme disait Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout… » Car, détail amusant, la plupart des compagnies aériennes – Air France compris – achètent leur kérosène sous « couverture », à un prix fixé à l’avance pour plusieurs mois. Les variations brutales du marché, en principe, ne les touchent donc pas immédiatement. Mais enfin… quand une bonne raison passe, on ne va pas la laisser filer. Et puis, de toute façon, ce ne sont pas les compagnies qui devront expliquer la chose au client final. Ce seront les agences de voyages qui rameront pour justifier cette hausse décidée à l’insu de leur plein gré. Quant au passager, lui, il paiera. Comme toujours.

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Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 10 mars 202610 mars 2026
By Oncle Dom

Le monde est devenu complètement dingue. Bon, ça, ce n’est plus vraiment une surprise. Ce qui ne surprend pas non plus, hélas, c’est que le tourisme se retrouve une fois encore au premier rang des victimes collatérales. Certes, le grand mollah est devenu un peu ramollo – ce qui, reconnaissons-le, n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Et comme dans toutes les bonnes dynasties, on a trouvé aussitôt un fiston mollah (il s’appelle Moche Tabac – authentique, mais je ne garantit pas l’orthographe) pour assurer la relève. Une sorte de transmission de pouvoir version théocratique. Mais à ce rythme-là, le fiston risque surtout d’être rapidement… mouru. Pendant ce temps-là, les 30 ou 40.000 morts iraniens flingués par les mollahs sont, eux, bien morts. Et la guerre, telle un cancer scrofuleux, continue de s’étendre : Dubaï, Qatar, Oman, Liban… et même Chypre commencent à sentir le vent mauvais. Dans le tourisme, les EdV et le Seto suivent évidemment la situation et accompagnent leurs adhérents pour les aider à rapatrier les clients, en espérant que les avions puissent continuer à voler sans risque… et que certaines compagnies évitent de transformer la crise en jackpot tarifaire. Et puis, au milieu de ce chaos planétaire, surgit toujours la perle du jour : cette influenceuse aux lèvres (et au reste) copieusement botoxées, qui parle français comme une vache espagnole et hurle sur les réseaux qu’elle s’est c… dessus (sic) tout en exigeant d’être rapatriée immédiatement. Dans ce genre de cas, je propose une solution simple : un code promo. Dernière réflexion, purement linguistique : avez-vous remarqué que le mot « mollahs », écrit à l’envers, donne… « shallom » ? Pas belle, la vie ?

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Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 3 mars 2026
By Oncle Dom

Saperlipopette ! Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas utilisé une expression aussi ringarde. Or donc, la semaine dernière, mardi 24, je pensais – assez peu profondément – que les congrès professionnels appâtaient leurs participants potentiels grâce à une affiche d’intervenants stars. Et j’ai eu le malheur de signaler que Selectour, enfin Laurent Abitbol, avait joué « petits bras » lors de son dernier congrès ! Mazette et caramba, réaction immédiate et terrible du guide suprême de Selectour. Dès le mercredi 25 paraissait un communiqué annonçant que Selectour organiserait son congrès 2026 à Prague fin novembre… avec des « personnalités d’exception ». Ben, c’est vrai. Nous aurons Manuel Valls, l’Arturo Brachetti de la politique, capable de changer de veste et de tendance avec un talent certain. Autre surprise, bien jouée : le conseiller spécial du pape Léon, monseigneur le cardinal François Bustillo. Je rappelle qu’un cardinal fait automatiquement partie du conclave… ce n’est pas rien dans un programme. Et puis, pour le spectacle, Amir, chanteur « à succès ». On aime… ou pas. Mais pour l’avoir rencontré, je peux confirmer qu’il est très sympa – et qu’il ne chante pas en play-back. Voilà, le show peut commencer. Seule interrogation : maintenant que nous avons les artistes… quels seront les thèmes de ce congrès ?

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*Arturo Brachetti est un transformiste de grand talent.

Les pensées peu profondes d'OD

Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 24 février 202624 février 2026
By Oncle Dom

C’est reparti pour la grande transhumance des Congrès. Les PowerPoint sont repassés, les badges plastifiés et les discours calibrés au millimètre. Premier à monter sur scène : le Seto, qui emmène ses adhérents à Tétouan fin mars. Calme, posé, presque discret. On imagine déjà les ateliers « résilience et diversification » face à la mer, entre deux tajines stratégiques. Puis, en mai, place à la grand-messe des Entreprises du Voyage. Où ça ? Chez Mickey. Oui, le vrai. Avec Donald, le canard, pas l’autre. Cadre idéal pour disserter gravement sur les marges, la désintermédiation et l’avenir du métier… à vingt mètres d’un Space Mountain hurlant. Avouez que l’image est savoureuse : patrons d’agences le matin en séance plénière, l’après-midi à faire la queue pour Pirates des Caraïbes. J’aurais, pour ma part, choisi un parc plus hexagonal. Mais comme je ne suis pas convié, je me contenterai d’un billet d’humeur. Côté intervenants, en revanche, ça déroule du lourd. Abitbol (version petit bras pour une fois) face à l’armada réunie par la présidente Boned. Valérie Pécresse ouvre le bal. Jean Castex, ex-Premier ministre devenu chef de la SNCF, viendra expliquer que les trains arrivent (presque) à l’heure. Jean-François Copé, ambassadeur officiel du tourisme de Meaux, rappellera que le Brie est un produit d’appel sous-estimé. Et Thierry Marx apportera la touche gastronomique. Rien que du beau monde. À défaut de marges, on aura des ministres. Franchement, il ne manque qu’un Nadir pour expliquer comment devenir entrepreneur visionnaire en trois slides… et Jean-Luc Mélenchon pour commenter la politique tarifaire des parcs à thème. Là, on aurait un congrès vraiment inclusif… et rigolo !

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Parce que c’est mardi… la pensée (vraiment peu) profonde d’OD

Posted on 17 février 202617 février 2026
By Oncle Dom

Tiens, cela faisait longtemps que Tahiti ne nous avait pas offert un des petits moments politico-aériens dont elle a le secret. Air Tahiti Nui, la compagnie aérienne de la Polynésie, longtemps considérée — à tort ou à raison — comme le jouet personnel de Gaston Flosse, conçue et voulue, quoi qu’il en coûte (et il en a coûté), par l’éternel patron de ce confetti français dans le Pacifique. À 94 ans, Gaston a officiellement passé la main. Officieusement, il garde sans doute un œil attentif sur les turbulences locales. On ne renonce pas si facilement à une œuvre aussi symbolique. Et voici donc qu’Air Tahiti Nui accueille un nouveau président : Lionel Guérin. Combien sont-ils à être passés avant lui ? À ce stade, il faudrait presque consulter les archives pour retrouver le chiffre exact. La compagnie a parfois changé de patron avec la régularité d’un horaire d’hiver. Mais, pour une fois, le gouvernement polynésien semble avoir visé juste. Guérin est un pilote. Un vrai. Pas un apparatchik en costume sombre, ni un pur produit des couloirs syndicaux du SNPL. Un homme de cockpit, rompu aux négociations sociales musclées, aux équilibres instables et aux ego pressurisés. Dans le transport aérien, cela vaut brevet de survie. Et puis il y a son perroquet – espérons qu’il se porte toujours bien -, fidèle et redoutable complice, devenu presque une signature. Dans un univers où tout le monde se prend très au sérieux, cela ne nuit pas d’avoir un peu d’autodérision perchée sur l’épaule. Sur le papier, Lionel Guérin a le profil pour redonner un peu d’oxygène à une compagnie qui en a parfois manqué. Encore faudra-t-il naviguer entre les subtilités politiques locales, les susceptibilités insulaires et les équilibres budgétaires toujours fragiles. Le Pacifique est vaste, mais le microcosme polynésien, lui, est étroit. Reste une question, plus administrative que stratégique : la limite d’âge. Souhaitons qu’elle ne se transforme pas en barrière bureaucratique, ce serait tout de même un comble dans un secteur qui ne cesse de repousser ses propres frontières. À Tahiti, les vents sont changeants. À Guérin de garder le cap.

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