
La fréquentation touristique à Paris a reculé de 2 à 4% en mars et avril, selon Paris je t’aime, dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient et des tensions sur le transport aérien. La baisse reste contenue, mais elle s’est manifestée dès le déclenchement du conflit, avec un creux début mars suivi d’un léger rebond. La clientèle moyen-orientale, en recul de 5 à 6%, ne représente que 3% des visiteurs, mais son poids économique est déterminant. Très présente dans le triangle d’or et les hôtels cinq étoiles, elle alimente une part significative du chiffre d’affaires des palaces. Résultat : ce segment apparaît aujourd’hui le plus exposé, tandis que le milieu de gamme résiste, porté par une clientèle européenne de proximité. Autre signal : les réservations estivales ralentissent, notamment sur le long-courrier, dans un contexte de hausse des prix aériens et d’incertitudes géopolitiques. Les professionnels évoquent davantage un retard de reprise qu’un décrochage. On s’éloigne toutefois de la vie de palace.
LG



