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Bee Travel News

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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Jour : 28 mai 2026

Accor se défend après des accusations de traite d’humains

Posted on 28 mai 2026
By Laurent Guéna

Accor a tenté de tourner la page des accusations lancées au printemps par le vendeur à découvert Grizzly. Lors de son assemblée générale, le groupe a présenté les conclusions d’audits interne et externe affirmant n’avoir identifié « aucune défaillance systémique » dans ses procédures de prévention des risques liés à la traite d’êtres humains et d’enfants. Selon Corine Pont, directrice du développement durable du groupe, les investigations ont mis en évidence « un décalage entre les allégations et la réalité ». Elle souligne notamment que les tests évoqués dans le rapport Grizzly reposaient sur de simples demandes commerciales, sans réservation effectivement confirmée, certains hôtels ayant interrompu les échanges jugés suspects. L’audit externe, confié au cabinet GoodCorporation et mené auprès de 255 hôtels dans 56 pays, a toutefois permis d’identifier plusieurs axes d’amélioration dans l’application des procédures sur le terrain. Le groupe a annoncé la mise en place de « mesures concrètes », parmi lesquelles un cadre juridique renforcé, un suivi plus strict des établissements et des sanctions plus claires pour les hôtels ne respectant pas les standards du groupe. Tout cela n’aura pas été vain.

LG

En lire davantage sur le site de Libération

Hôtellerie Restauration

Le tourisme du sommeil, nouvel eldorado des hôtels de luxe

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Face à l’explosion des cas d’insomnie, l’hôtellerie transforme désormais le sommeil en argument marketing. Partout dans le monde, des établissements développent des offres centrées sur le repos, mêlant technologies, thérapies et programmes de bien-être. La chaîne Equinox commercialise ainsi The Sleep Experience : des chambres pensées pour favoriser un sommeil profond, facturées jusqu’à 2.000 dollars la nuit. Selon plusieurs études, ce marché pèserait déjà près de 6 milliards de dollars par an. En Europe, certains hôtels alpins misent depuis longtemps sur une literie haut de gamme, désormais complétée par des massages, des programmes nutritionnels ou sportifs. D’autres, comme Meliá ou Four Seasons, vont jusqu’à vendre à leurs clients les matelas, oreillers et draps utilisés dans leurs chambres afin de prolonger l’expérience hôtelière à domicile. Pour la spécialiste du voyage Anabel Vázquez, ces séjours deviennent aussi des vitrines du bien-être : masque de nuit, pyjama thermorégulateur en fibre de bambou ou analyse du sommeil font désormais partie de l’expérience client. Sur les réseaux sociaux, le phénomène du « teint reposé de riche » illustre cette nouvelle injonction au repos parfait. Que deviendrait-on sans les réseaux sociaux !

NB

En lire davantage sur le site d’El Pais

Hôtellerie Restauration

J’aime / Je n’aime pas… par Bruno Abenin

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Oncle Dom

Il a le sourire du Sud-Ouest, la passion du voyage chevillée au corps et cette manière chaleureuse de parler des autres comme d’une seconde famille. Tombé dans le tourisme presque par hasard, Bruno Abenin a pourtant fait du monde entier son terrain de rencontres, d’échanges… et d’amitiés durables. Un Toulousain pur jus, amoureux du rugby autant que des voyages humains. Il est président de la région Sud-Ouest des EdV.

J’aime👍

« J’aime avant tout les amis et la famille. Je crois que c’est mon cœur qui parle en premier. D’ailleurs, j’ai fêté mon anniversaire la semaine dernière et, pour moi, il n’y avait rien de plus naturel que d’emmener les amis des amis, la famille de la famille, pour une semaine sur les bords d’une île en Égypte, tous ensemble à bord d’un bateau. Une semaine de rêve, de découvertes, de redécouvertes aussi, de surprises pour certains, de magie pour d’autres.

C’est mon ADN. J’ai toujours grandi là-dedans. La famille et les amis sont mon pilier numéro un. Je ne pourrais pas vivre sans. C’est mon refuge, ma passion, mes amours, ma vie.

Ensuite, il y a le voyage. Je suis tombé dedans comme Obélix dans la marmite… et je crois que j’en ai bien profité. Depuis plus de quarante ans dans ce monde du tourisme, j’ai eu la chance de travailler dans plus d’une vingtaine de pays et surtout d’aller à la rencontre des autres. Beaucoup sont devenus des amis. Aujourd’hui, cela me permet d’avoir une véritable famille aux quatre coins du monde : autour de la Méditerranée bien sûr, mais aussi au Sénégal, au Maroc, en Tunisie, aux États-Unis, au Kenya ou encore en Asie.

Ce multiculturalisme m’a énormément apporté. Il m’a ouvert sur les autres et appris qu’un même sujet peut être vu de mille façons différentes selon l’endroit où l’on vit. J’aime justement ce regard de l’autre, cette manière différente de comprendre les choses. Quand je voyage aujourd’hui, je voyage moins pour découvrir un pays que pour retrouver des amis, des souvenirs et continuer à avancer avec eux vers l’avenir. Les pays changent, évoluent ; en mal, disent parfois certains, mais moi, j’essaie toujours de voir le positif.

Le voyage, l’amitié, la famille, les échanges : voilà ce qui a toujours été mon fil conducteur.

Et puis, je suis toulousain. Ça compte forcément. J’ai la passion du rugby et, à Toulouse, impossible de ne pas parler du Stade Toulousain. Je suis un passionné de cette équipe, de son jeu, de son ambition, de son état d’esprit. J’ai joué au rugby et j’adore tout ce qui entoure ce sport : l’esprit d’équipe, le respect, la solidarité… et bien sûr la fameuse troisième mi-temps. On peut être adversaires pendant quatre-vingts minutes et se retrouver ensuite autour d’une table pour échanger et faire la fête ensemble. C’est un état d’esprit que j’aime profondément. »

Je n’aime pas👎

« Ce que je n’aime pas, ce sont les chamailleries et les rancunes. Dans le monde du voyage, j’ai longtemps connu cette opposition entre producteurs et distributeurs, entre tour-opérateurs et agences de voyages, parfois même avec les compagnies aériennes ou les transporteurs. Franchement, je n’aime pas ça.

Nous sommes tous dans le même univers et nous devrions avancer ensemble dans une seule direction : permettre aux voyageurs de vivre les meilleures vacances possibles. Ces querelles font perdre du temps, de l’énergie et créent des silos artificiels entre des gens qui devraient travailler main dans la main. Je n’aime pas cette tendance à se renvoyer les responsabilités ou les « patates chaudes ». Je préfère les gens qui construisent.

Autre sujet qui me fait réfléchir : la croyance absolue dans l’intelligence artificielle. Attention, je pense que l’IA est un outil formidable, utile et même indispensable. Nous devons apprendre à l’utiliser, car elle fera de plus en plus partie de notre quotidien. Mais ce qui m’inquiète parfois, c’est cette idée que tout ce que dit l’IA serait forcément vrai.

Internet nous a donné accès à l’information, mais pas forcément au savoir. L’IA, c’est un peu pareil. Ce n’est pas parce qu’un outil donne une réponse qu’il faut l’accepter sans réflexion ni analyse. Il faut garder du recul, apprendre à vérifier, comprendre et penser par soi-même.

Je trouve d’ailleurs absurde de vouloir interdire totalement l’IA à l’école ou dans le travail. Ce serait lutter contre son époque. Au contraire, il faut apprendre aux nouvelles générations à bien utiliser ces outils, à comprendre leurs limites, leurs biais et la manière dont ils influencent notre façon de penser.

L’IA doit rester un outil au service de l’intelligence humaine, pas remplacer notre capacité à réfléchir. »

OD

J'aime/Je n'aime pas

En Corse, les professionnels du tourisme réclament des mesures d’urgence

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Laurent Guéna

Alors que le tourisme représente près de 41% de l’activité économique de la Corse, les professionnels du secteur estiment que le modèle insulaire est sous pression et appellent les pouvoirs publics à réagir rapidement. Le Groupement des Hôtelleries & Restaurations (GHR) pointe une accumulation de facteurs défavorables : hausse des coûts d’exploitation, difficultés de recrutement, crise du logement des salariés, hausse des prix du transport aérien depuis le continent, annulations de vols, concurrence des meublés touristiques et affaiblissement du pouvoir d’achat. Pour Catherine Quérard, présidente nationale du groupement, « la Corse n’a pas besoin de compassion économique. Elle a besoin de décisions. » Selon elle, lorsque le tourisme corse ralentit, « c’est toute l’économie insulaire qui vacille ». Parmi les demandes formulées figurent une régulation accrue des meublés touristiques dans le cadre des outils prévus par la loi Le Meur, une harmonisation des règles entre les différents acteurs du tourisme et de la restauration, ainsi que des engagements des compagnies aériennes afin de garantir les dessertes sans nouvelle inflation des prix. Le GHR demandent un dispositif permettant aux entreprises de récupérer la TVA sur les dépenses engagées pour créer ou aménager des logements destinés aux employés. Enfin, les professionnels appellent Atout France à lancer rapidement une campagne de promotion de la destination Corse. De quoi mesurer le changement d’époque : il n’y a pas si longtemps, la Corse s’interrogeait sur les moyens de freiner certains flux touristiques.

LG

En lire davantage sur le site de BFM

France

Drôle d’époque

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Une importante enquête du Sunday Times s’est penchée sur les pantoufles d’hôtel. Prenons par exemple les 100 meilleurs hôtels de Londres, Paris, Barcelone, New York et Shanghai – tous classés quatre ou cinq étoiles. Ces 500 établissements totalisent 101.642 chambres et suites. En occupation double, cela représente environ 203.000 paires de pantoufles. En se basant sur une durée moyenne de séjour de deux nuits et partant du principe qu’environ 50% des clients emportent leurs chaussons, cela représente 1,5 million de paires jetées chaque mois. Par ailleurs, on estime que les hôtels de luxe américains jettent environ 10,5 millions de paires de pantoufles chaque mois. On notera avec intérêt que si ces 10,5 millions de paires étaient alignées bout à bout, elles formeraient une ligne de 5.720 kilomètres reliant New York à Londres. Dernier détail : les pantoufles mettent jusqu’à 1.000 ans à se dégrader, ce qui signifie que les pantoufles que vous porterez pendant quelques nuits cet été seront encore là en 3026. Ça laisse sans voix. Comme le disait l’écrivain suisse Max Frisch, « plus terrifiant que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ».

NB

Drôle d'époque
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