
Alors que le tourisme représente près de 41% de l’activité économique de la Corse, les professionnels du secteur estiment que le modèle insulaire est sous pression et appellent les pouvoirs publics à réagir rapidement. Le Groupement des Hôtelleries & Restaurations (GHR) pointe une accumulation de facteurs défavorables : hausse des coûts d’exploitation, difficultés de recrutement, crise du logement des salariés, hausse des prix du transport aérien depuis le continent, annulations de vols, concurrence des meublés touristiques et affaiblissement du pouvoir d’achat. Pour Catherine Quérard, présidente nationale du groupement, « la Corse n’a pas besoin de compassion économique. Elle a besoin de décisions. » Selon elle, lorsque le tourisme corse ralentit, « c’est toute l’économie insulaire qui vacille ». Parmi les demandes formulées figurent une régulation accrue des meublés touristiques dans le cadre des outils prévus par la loi Le Meur, une harmonisation des règles entre les différents acteurs du tourisme et de la restauration, ainsi que des engagements des compagnies aériennes afin de garantir les dessertes sans nouvelle inflation des prix. Le GHR demandent un dispositif permettant aux entreprises de récupérer la TVA sur les dépenses engagées pour créer ou aménager des logements destinés aux employés. Enfin, les professionnels appellent Atout France à lancer rapidement une campagne de promotion de la destination Corse. De quoi mesurer le changement d’époque : il n’y a pas si longtemps, la Corse s’interrogeait sur les moyens de freiner certains flux touristiques.
LG
