
Accor a tenté de tourner la page des accusations lancées au printemps par le vendeur à découvert Grizzly. Lors de son assemblée générale, le groupe a présenté les conclusions d’audits interne et externe affirmant n’avoir identifié « aucune défaillance systémique » dans ses procédures de prévention des risques liés à la traite d’êtres humains et d’enfants. Selon Corine Pont, directrice du développement durable du groupe, les investigations ont mis en évidence « un décalage entre les allégations et la réalité ». Elle souligne notamment que les tests évoqués dans le rapport Grizzly reposaient sur de simples demandes commerciales, sans réservation effectivement confirmée, certains hôtels ayant interrompu les échanges jugés suspects. L’audit externe, confié au cabinet GoodCorporation et mené auprès de 255 hôtels dans 56 pays, a toutefois permis d’identifier plusieurs axes d’amélioration dans l’application des procédures sur le terrain. Le groupe a annoncé la mise en place de « mesures concrètes », parmi lesquelles un cadre juridique renforcé, un suivi plus strict des établissements et des sanctions plus claires pour les hôtels ne respectant pas les standards du groupe. Tout cela n’aura pas été vain.
LG
