
L’Union européenne a engagé mardi à Bruxelles une négociation décisive sur les droits des passagers aériens, avec deux sujets explosifs sur la table : l’indemnisation des vols retardés et la gratuité des bagages à main. Le régime actuel, adopté il y a une vingtaine d’années, prévoit jusqu’à 600 euros d’indemnisation lorsqu’un vol est retardé de plus de trois heures. Les compagnies aériennes dénoncent depuis longtemps une charge financière trop lourde, évaluée par la Commission européenne à 8,1 milliards d’euros par an. Les États membres défendent un assouplissement : indemnisation à partir de quatre heures de retard pour les vols jusqu’à 3.500 km, six heures au-delà, avec un plafond ramené à 500 euros. Le Parlement européen, lui, refuse cette baisse et plaide pour des droits au moins équivalents à ceux en vigueur. Les eurodéputés veulent aussi imposer l’inclusion d’un bagage cabine de 7 kg et d’un petit sac dans le prix du billet, ainsi qu’interdire aux compagnies de faire payer les parents pour être assis à côté de leurs enfants. En cas d’échec des discussions, les règles actuelles resteraient applicables. Un moindre mal.
LG



