
À Paris, un projet aérien entend redessiner les liaisons intérieures. Baptisée Air Inter Région, en référence à l’ancienne Air Inter, cette nouvelle compagnie vise un lancement début 2027, avec un positionnement très ciblé : les trajets courts, interrégionaux et à faible capacité. À l’initiative du projet, Franck Crépin, pilote passé par la finance, mise sur un modèle léger : des vols de moins de deux heures, sur des distances inférieures à 500 km, opérés avec des appareils de moins de dix passagers dans un premier temps. Le réseau envisagé couvre à terme 18 aéroports, de Lille à Biarritz, avec une forte concentration dans l’Ouest et sur les façades Manche et Atlantique. L’ambition est claire : reconnecter des territoires aujourd’hui mal desservis en direct, notamment au nord de la Loire. Parmi les promesses avancées, des gains de temps significatifs. Un Lille-Le Touquet en 20 minutes ou un Lille-Rennes en 1h30, contre plusieurs heures en SNCF, avec en ligne de mire une clientèle professionnelle en quête de flexibilité dans un contexte de travail hybride. Reste un calendrier exigeant : levée de fonds, recrutement et certification réglementaire doivent encore être bouclés avant un décollage prévu au premier trimestre 2027. À horizon dix ans, Air Inter Région table sur une flotte de 30 appareils pour 125.000 passagers annuels – un pari ambitieux sur la renaissance du transport aérien de proximité.
LG









