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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Auteur/autrice : Nicolas Barbéry

Le Mexique bloque le parc aquatique géant de Royal Caribbean

Posted on 1 juin 20261 juin 2026
By Nicolas Barbéry

Le projet Perfect Day Mexico de Royal Caribbean ne verra finalement pas le jour à Mahahual, sur la côte caraïbe mexicaine. Présenté comme le plus ambitieux développement touristique jamais imaginé par le groupe, il devait s’étendre sur 107 hectares et proposer plus de 30 toboggans aquatiques, 6 piscines, 3 plages, 12 restaurants et 24 bars. Mais les autorités mexicaines ont mis leur veto à ce projet situé à proximité immédiate de la barrière de corail mésoaméricaine, deuxième plus grand système récifal au monde, ainsi que de mangroves protégées et de zones de nidification de tortues marines. La présidente Claudia Sheinbaum a estimé qu’aucun programme immobilier ne devait compromettre l’équilibre écologique de cette région particulièrement sensible. Le gouvernement a toutefois laissé la porte ouverte à une relocalisation du projet vers un site jugé moins vulnérable sur le plan environnemental. Des discussions sont en cours entre le ministère de l’Environnement et Royal Caribbean afin d’examiner d’autres options. Le groupe de croisières avait déjà investi 294 millions de dollars (258 millions d’euros) dans l’acquisition du terrain et prévoyait un investissement total supérieur à un milliard de dollars (877 millions d’euros). Déçu par cette décision, Royal Caribbean affirme toutefois comprendre la nécessité de protéger Mahahual et assure vouloir poursuivre ses projets au Mexique de manière responsable.

NB

En lire davantage sur le site de Skift

Destinations

Barcelone face au casse-tête des croisières

Posted on 1 juin 20261 juin 2026
By Nicolas Barbéry

Barcelone reste le premier port de croisière d’Europe avec près de 4 millions de passagers par an, dont 1,7 million en simple escale. La croissance du secteur devrait encore s’accélérer avec l’arrivée de nouveaux géants des mers capables d’embarquer 7.600 passagers et 2.000 membres d’équipage. Cette dynamique alimente toutefois un conflit ancien entre la municipalité et l’industrie de la croisière. La ville a déjà décidé de réduire le nombre de terminaux de 7 à 5, de doubler la taxe de séjour pour les passagers en transit et envisage désormais d’interdire les escales, en réservant l’accès aux seuls navires ayant Barcelone comme port d’embarquement ou de débarquement. Le maire Jaume Collboni estime que les croisiéristes en transit relèvent d’un tourisme de masse qui sollicite fortement l’espace public et les services municipaux sans générer suffisamment de retombées économiques. Une analyse contestée par les défenseurs du secteur. S’appuyant sur des études universitaires et portuaires, ils affirment que la croisière soutient 9.000 emplois, contribue à hauteur de 562 millions d’euros au PIB catalan et que chaque passager dépense en moyenne 230 euros par jour en ville. Ils soulignent également que la hausse de la taxe de séjour pourrait rapporter jusqu’à 26 millions d’euros par an aux finances locales. Entre critiques du surtourisme et arguments économiques, le débat reste ouvert.

NB

En lire davantage sur le site d’El Pais

Croisières

Les Russes ont de plus en plus de mal à trouver une destination de vacances

Posted on 29 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Pour les Russes, organiser des vacances à l’étranger devient un exercice de plus en plus compliqué. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les possibilités de voyage se réduisent sous l’effet des tensions géopolitiques. Certes, certains pays restent accessibles, comme la Chine, qui applique un régime sans visa depuis septembre 2025, mais de nombreuses destinations se ferment progressivement. Les restrictions de survol allongent les trajets et renchérissent les billets d’avion, tandis que l’obtention de visas devient plus difficile. À cela s’ajoutent des considérations de sécurité qui écartent certaines destinations. En dehors de quelques pays comme la Turquie, la Thaïlande ou l’Égypte, les options se font rares. L’Europe, autrefois très prisée, n’attire plus qu’un nombre limité de voyageurs russes. Selon Maya Lomidze, de l’association des tour-opérateurs russes, un peu plus de 500.000 Russes ont obtenu un visa Schengen l’an dernier, toutes motivations confondues. Un chiffre sans commune mesure avec les niveaux d’avant-guerre : en 2019, la seule Grèce accueillait près d’un million de touristes russes. L’absence de vols directs, les difficultés administratives et l’arrêt de certaines liaisons aériennes vers des destinations populaires comme les Seychelles ou Cuba compliquent encore davantage les départs. Même Dubaï, longtemps refuge privilégié des voyageurs russes, apparaît désormais moins attractif. Reste des pays comme l’Afghanistan ou la Corée du Nord, mais que les Russes ne considèrent pas – sans doute à tort – comme des destinations de rêve.

NB

En lire davantage sur le site de France Info

Destinations

Malgré les sanctions, le transport aérien russe tient bon

Posted on 29 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Les sanctions occidentales visant à paralyser l’aviation russe n’ont, pour l’instant, pas produit les effets escomptés. Malgré les restrictions imposées par les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni sur les pièces détachées et la maintenance, les compagnies russes exploitent encore massivement leurs Airbus et Boeing. Le nombre d’appareils occidentaux en service est resté relativement stable depuis 2023 et le trafic aérien a quasiment retrouvé son niveau d’avant-guerre. Porté par un marché intérieur dynamique et des subventions publiques, le secteur aérien russe aurait dépassé les 30 milliards de dollars de valeur en 2025, selon GlobalData. Les compagnies ont proposé plus de 122 millions de sièges réguliers, soit un volume proche de celui de 2021. Aeroflot a même enregistré un chiffre d’affaires record de 902,3 milliards de roubles (11 milliards d’euros). Cette résilience repose notamment sur des circuits d’approvisionnement de pièces détachées parallèles, qui transiteraient via l’Inde, la Turquie, les Émirats arabes unis ou le Kazakhstan. Certaines ont pu être retracées depuis des fournisseurs occidentaux jusqu’à des compagnies russes via des intermédiaires. Une société indienne aurait ainsi revendu à Rossiya Airlines deux moteurs CFM achetés au Canada malgré des clauses interdisant leur réexportation vers la Russie. Pour plusieurs experts, Moscou exploite efficacement les failles du dispositif de sanctions grâce à des réseaux de sociétés intermédiaires et à ses relations avec des pays non alignés.

NB

En lire davantage dur le site de Bloomberg

Transport

Aérien : malgré la crise au Moyen-Orient, l’Europe résiste

Posted on 29 mai 202629 mai 2026
By Nicolas Barbéry

La guerre en Iran pèse lourdement sur le transport aérien au Moyen-Orient. Selon l’IATA, la demande de passagers dans la région a chuté de 46,6 % en avril, entraînant un recul mondial du trafic aérien de 3,4 %. Mesurée en passagers-kilomètres payants (PKP), la demande a particulièrement souffert de l’effondrement du trafic vers les Émirats arabes unis et d’autres destinations régionales. Sans l’impact du Moyen-Orient, le trafic mondial aurait au contraire progressé de 1,2 % sur un an. Pour Willie Walsh, directeur général de l’IATA, la baisse de la demande dans la région a été suffisamment importante pour faire basculer les statistiques mondiales dans le rouge. La situation est aggravée par l’envolée du prix du kérosène, qui a parfois plus que doublé en avril, accentuant la pression sur les coûts d’exploitation et sur les tarifs des billets. L’Europe résiste mieux à cette conjoncture. La demande y a progressé de 0,9 %, avec des taux de remplissage élevés, supérieurs à 85 %. Les liaisons directes entre l’Europe et l’Asie ont notamment bondi de 15,3 %, signe que de nombreux voyageurs privilégient désormais les vols sans escale plutôt que les correspondances via les hubs du Golfe. L’IATA estime néanmoins que la volatilité du marché devrait se poursuivre dans les prochains mois, alors que les compagnies réduisent leurs capacités face à la hausse des coûts et à la faiblesse de la demande.

NB

En lire davantage sur le site de Iata

Transport

Le tourisme du sommeil, nouvel eldorado des hôtels de luxe

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Face à l’explosion des cas d’insomnie, l’hôtellerie transforme désormais le sommeil en argument marketing. Partout dans le monde, des établissements développent des offres centrées sur le repos, mêlant technologies, thérapies et programmes de bien-être. La chaîne Equinox commercialise ainsi The Sleep Experience : des chambres pensées pour favoriser un sommeil profond, facturées jusqu’à 2.000 dollars la nuit. Selon plusieurs études, ce marché pèserait déjà près de 6 milliards de dollars par an. En Europe, certains hôtels alpins misent depuis longtemps sur une literie haut de gamme, désormais complétée par des massages, des programmes nutritionnels ou sportifs. D’autres, comme Meliá ou Four Seasons, vont jusqu’à vendre à leurs clients les matelas, oreillers et draps utilisés dans leurs chambres afin de prolonger l’expérience hôtelière à domicile. Pour la spécialiste du voyage Anabel Vázquez, ces séjours deviennent aussi des vitrines du bien-être : masque de nuit, pyjama thermorégulateur en fibre de bambou ou analyse du sommeil font désormais partie de l’expérience client. Sur les réseaux sociaux, le phénomène du « teint reposé de riche » illustre cette nouvelle injonction au repos parfait. Que deviendrait-on sans les réseaux sociaux !

NB

En lire davantage sur le site d’El Pais

Hôtellerie Restauration

Drôle d’époque

Posted on 28 mai 202628 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Une importante enquête du Sunday Times s’est penchée sur les pantoufles d’hôtel. Prenons par exemple les 100 meilleurs hôtels de Londres, Paris, Barcelone, New York et Shanghai – tous classés quatre ou cinq étoiles. Ces 500 établissements totalisent 101.642 chambres et suites. En occupation double, cela représente environ 203.000 paires de pantoufles. En se basant sur une durée moyenne de séjour de deux nuits et partant du principe qu’environ 50% des clients emportent leurs chaussons, cela représente 1,5 million de paires jetées chaque mois. Par ailleurs, on estime que les hôtels de luxe américains jettent environ 10,5 millions de paires de pantoufles chaque mois. On notera avec intérêt que si ces 10,5 millions de paires étaient alignées bout à bout, elles formeraient une ligne de 5.720 kilomètres reliant New York à Londres. Dernier détail : les pantoufles mettent jusqu’à 1.000 ans à se dégrader, ce qui signifie que les pantoufles que vous porterez pendant quelques nuits cet été seront encore là en 3026. Ça laisse sans voix. Comme le disait l’écrivain suisse Max Frisch, « plus terrifiant que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ».

NB

Drôle d'époque

À l’eau, quoi !

Posted on 27 mai 202627 mai 2026
By Nicolas Barbéry

En 2019, une touriste séjournant dans un hôtel cinq étoiles de Corvara, dans les Dolomites italiennes, a déclenché une bataille judiciaire autour… d’un verre d’eau du robinet. Venue passer les fêtes de fin d’année en demi-pension, elle s’est vu refuser chaque soir de l’eau du robinet au restaurant de l’établissement, malgré ses demandes répétées et sa proposition de la payer. À la place, une bouteille d’eau minérale à 7 € l’attendait systématiquement à table. Estimant être privée d’un droit fondamental, la cliente a poursuivi l’hôtel en justice, affirmant que l’accès à l’eau relevait d’un « droit humain universel » et qu’un établissement hôtelier devait fournir gratuitement une quantité minimale d’eau potable, au même titre qu’un lit ou du savon dans la salle de bain. Elle réclamait 2.700 € de dommages et intérêts pour le préjudice financier et émotionnel subi. Déboutée en première instance puis en appel, la touriste a porté l’affaire devant la Cour de cassation italienne. Celle-ci a confirmé qu’aucune loi n’obligeait les restaurateurs ou hôteliers italiens à servir de l’eau du robinet à leurs clients. Comme disait je ne sais plus qui : « Le tourisme est un secteur merveilleux, le problème, c’est le client. »

NB

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Juridique

Le Sri Lanka casse le prix d’entrée

Posted on 27 mai 202627 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Le Sri Lanka ouvre un peu plus grand ses portes aux touristes internationaux. Depuis le 25 mai 2026, les ressortissants de 40 pays, dont la France, peuvent obtenir gratuitement une autorisation de voyage électronique (AVE) pour entrer dans le pays. La mesure, officialisée par une circulaire du Département de l’immigration et de l’émigration publiée le 19 mai, supprime les frais jusque-là demandés pour les courts séjours touristiques. Cette décision n’est pas une surprise : le Conseil des ministres sri-lankais avait validé le principe dès mars 2026, avant son adoption par le Parlement. Mais la publication de la circulaire marque enfin son entrée en vigueur effective, après plusieurs années d’annonces et d’incertitudes autour d’un programme de visas gratuits régulièrement repoussé. Attention toutefois : gratuité ne signifie pas dispense de formalités. Les voyageurs doivent toujours effectuer une demande d’AVE avant leur départ. Le Sri Lanka conserve donc son système d’autorisation préalable, mais sans les frais administratifs qui l’accompagnaient jusqu’ici. Dernière précision pour les voyageurs les plus rapides : les montants déjà payés avant le 25 mai ne feront l’objet d’aucun remboursement. Une manière pour Colombo de stimuler l’attractivité touristique du pays sans renoncer totalement au contrôle des entrées.

NB

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Destinations

GoVolta, une sorte de Ryanair sur rail

Posted on 26 mai 202626 mai 2026
By Nicolas Barbéry

Deux entrepreneurs néerlandais de 34 ans, Hessel Winkelman et Maarten Bastian, ont lancé GoVolta, une start-up ferroviaire qui ambitionne de devenir une compagnie low cost du rail. Depuis fin mars, l’entreprise exploite trois liaisons hebdomadaires entre Amsterdam et Berlin, ainsi qu’avec Hambourg. À Berlin, les trains n’arrivent pas à la gare centrale, mais à la gare de Gesundbrunnen, une stratégie qui rappelle celle de Ryanair dans l’aérien avec l’utilisation d’aéroports secondaires. Les tarifs sont attractifs : un billet pour Berlin coûte en moyenne 35 euros. En contrepartie, les règles sont strictes : chaque passager peut emporter deux valises standard maximum, sous peine de payer 15 euros par bagage supplémentaire. Le succès est déjà au rendez-vous sur la ligne Amsterdam-Berlin. Les trains du week-end affichent presque complet et atteignent 80% de remplissage en semaine. En revanche, la liaison avec Hambourg peine à trouver son public et sera suspendue dès juillet. Go Volta renforcera alors sa desserte vers Berlin, avec six rotations hebdomadaires au lieu de trois. Une liaison vers Paris est prévue pour décembre, même si la libéralisation du rail européen reste encore difficile face au poids des monopoles historiques.

NB

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Transport

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