
Longtemps considéré comme l’un des pays les plus fermés au monde, le Turkménistan facilite progressivement l’entrée des visiteurs étrangers, même si les formalités restent parmi les plus restrictives de la région. Selon plusieurs professionnels du tourisme, l’obtention des lettres d’invitation, indispensables pour décrocher un visa, est devenue plus aisée ces deux dernières années. Le pays mise notamment sur des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, comme les forteresses antiques de Nissa, sur le spectaculaire cratère gazier des « Portes de l’enfer » et sur l’architecture monumentale d’Achkhabad, célèbre pour ses immeubles revêtus de marbre blanc. Les infrastructures restent néanmoins limitées en dehors de la capitale et de la station balnéaire d’Avaza, tandis que le régime des visas continue de freiner le développement de la destination. Si une loi créant un visa électronique a bien été adoptée l’an dernier, elle n’est toujours pas entrée en vigueur. Les professionnels du secteur espèrent désormais un assouplissement des conditions d’entrée et une meilleure coopération avec les pays voisins, notamment l’Ouzbékistan, afin de proposer des itinéraires communs le long de la Route de la Soie.
LG
