
En Inde, les compagnies aériennes réduisent fortement leurs dessertes régionales sous l’effet de la hausse des coûts du carburant et des perturbations d’approvisionnement provoquées par le conflit iranien. Entre mars et juin, 43 des 98 villes importantes du pays ont perdu plus de 10% de leurs vols directs, plus de 20% pour certaines, tandis que plusieurs liaisons ont été supprimées. Cette situation met en lumière les limites de la stratégie gouvernementale visant à développer la connectivité régionale par l’aviation. Déjà fragilisées par la faiblesse de la roupie, la hausse du kérosène et leurs difficultés financières, IndiGo et Air India réduisent leurs capacités pour limiter leurs pertes. Les petites lignes, moins rentables, sont les premières touchées. Malgré les aides publiques, les compagnies restent confrontées à des coûts élevés, à l’incertitude géopolitique et à une clientèle très sensible aux prix. Le train constitue une alternative, mais imparfaite. Avec plus de 68.000 km de voies et près de 25 millions de passagers quotidiens, le réseau public Indian Railways est l’un des plus vastes du monde. Il reste toutefois fortement saturé, les vitesses demeurent modestes et les retards fréquents. Dans les régions les plus éloignées, la disparition des liaisons aériennes pourrait donc pénaliser l’accessibilité et le développement économique.
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