
Les voyageurs britanniques pourraient faire face cet été à des files d’attente records dans les aéroports européens, avec des délais pouvant atteindre six heures au contrôle des passeports. En cause : le système d’entrée et de sortie de l’Union européenne (SEE), désormais obligatoire pour les ressortissants de pays tiers. Ce dispositif impose l’enregistrement de données personnelles, des empreintes digitales et d’une photo faciale lors du passage aux frontières. Selon Rafael Schvartzman, vice-président Europe de Iata, le risque de temps d’attente de trois à six heures est très élevé, au point que de nombreux passagers ont déjà manqué leur vol ou leur correspondance. Parmi les destinations les plus exposées figurent Lisbonne, Lanzarote, Alicante et Majorque. Les premiers effets ont été observés pendant les vacances de Pâques : plus de 100 voyageurs Easyjet sont restés bloqués à Milan-Linate et un vol Ryanair entre Toulouse et Londres est parti en laissant près de 150 passagers retenus dans les files d’attente. Face à cette situation, Wizz Air recommande à ses clients d’arriver trois heures avant le départ. Michael O’Leary, le patron de Ryanair, a déjà prévenu : « Ryanair embarque tous les passagers présents à la porte d’embarquement au moment de l’embarquement. Si des passagers ratent leur vol, ce n’est pas parce que nous les avons oubliés, mais parce qu’ils sont bloqués dans la file d’attente pour le contrôle des passeports. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être en retard et de retarder les quatre, cinq ou six vols suivants de la journée. » Michael O’Leary a toujours été très sensible au client.
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