
En apparence, la vie a repris son cours normal à Dubaï. Pourtant, plusieurs mois après les frappes iraniennes qui avaient visé certains sites emblématiques des Émirats arabes unis et perturbé le trafic aérien dans le Golfe, le tourisme reste fragilisé. Les avertissements aux voyageurs maintenus par plusieurs pays occidentaux, les restrictions d’assurance et les craintes liées à la sécurité continuent de peser sur les réservations. Moody’s estime même que le taux d’occupation hôtelier pourrait tomber à 10 % au deuxième trimestre, contre environ 80% avant le conflit. Pour accélérer la reprise, les autorités ont suspendu certaines taxes hôtelières, supprimé plusieurs prélèvements sur les factures de restauration et accordé des reports de charges aux établissements touristiques. Dans toute la ville, hôtels et resorts multiplient les offres promotionnelles. Certains établissements de luxe proposent jusqu’à 20 % de réduction, des crédits équivalents au prix de la chambre ou encore des séjours longue durée à tarifs cassés. Sans doute vont-ils devoir s’offrir les services d’influenceurs même si ceux-ci sont prompts à s’enfuir au premier coup de fusil…
LG
