
Réunies à partir de ce week-end à Rio de Janeiro pour l’assemblée générale de Iata, les compagnies aériennes mondiales abordent la saison estivale avec prudence. La flambée des prix du kérosène consécutive au conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran, les perturbations des liaisons aériennes au Moyen-Orient et le ralentissement de la demande pèsent sur les perspectives du secteur. Selon Iata, la demande mondiale de transport aérien a reculé de 3,4% en avril sur un an, une première depuis la sortie de la crise sanitaire. Plusieurs compagnies ont déjà réduit leurs capacités pour les prochains mois afin de compenser la hausse des coûts et une demande jugée moins dynamique. Pour préserver leurs marges sans décourager les voyageurs, les transporteurs cherchent le bon équilibre tarifaire. Certains multiplient les promotions ou les offres de flexibilité, à l’image de Ryanair ou d’Air France-KLM. Pour John Grant, analyste du cabinet de données sur le transport aérien OAG, « les transporteurs de taille moyenne avec des réserves de trésorerie limitées sont les plus exposés. Et peu importe si ce sont des compagnies traditionnelles ou à bas coûts. »
LG
