
Michael O’Leary voit un été sous tension pour le transport aérien européen. Le patron de Ryanair estime que plusieurs compagnies low cost pourraient ne pas survivre si la guerre en Iran se prolonge et si le détroit d’Ormuz reste fermé jusqu’à l’automne. Sans citer easyJet, qu’il juge plus solide, il pointe directement Wizz Air comme une possible candidate à la faillite. Il évoque aussi la situation fragile d’airBaltic, récemment soutenue par un prêt de 30 millions d’euros du gouvernement letton, à rembourser dès fin août. « Bonne chance aux Lettons », a-t-il lancé avec son ironie habituelle, prédisant qu’il « y aura des victimes ». Malgré ce contexte géopolitique tendu, Michael O’Leary assure que Ryanair ne prépare aucune acquisition et ne voit « rien à acheter » en Europe. Il anticipe en revanche un recentrage massif des touristes européens sur les destinations du continent, conséquence directe de la réduction des capacités long-courriers vers le Moyen-Orient. Le dirigeant lui-même prévoit de passer l’été au Portugal, en Espagne, en Italie et en Grèce. Quant aux Américains, il les imagine toujours nombreux en Europe, attirés par « le soleil, la culture et l’alcool », tandis que les flux touristiques vers le Moyen-Orient devraient fortement reculer cette année.
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