
De la Thaïlande boudée par les Européens à l’Espagne dopée par un regain de voyageurs, la guerre au Moyen-Orient commence à remodeler la carte touristique de l’été 2026. En Jordanie, les visiteurs se font rares à Petra. En Tunisie, l’île de Djerba enregistre un net coup de frein. En Thaïlande, les arrivées européennes ont fortement reculé en avril, avec 29 % de visiteurs allemands en moins et 44 % d’Italiens en moins, selon le ministère du Tourisme. Les perturbations des grands hubs aéroportuaires du Golfe et la hausse des prix du kérosène compliquent les voyages vers l’Asie du Sud-Est. Cette situation profite à certaines destinations jugées plus rassurantes. À Rabat, Zakaria Meliani, responsable de Balima Résidences, observe une saison lancée bien plus tôt que prévu. Des voyageurs initialement tentés par le Liban, Dubaï, Oman ou l’Asie se seraient finalement « rabattus sur le Maroc ». L’Europe pourrait particulièrement tirer son épingle du jeu. Ainsi, le WTTC prévoit que les dépenses des visiteurs internationaux dans la région augmenteront de 7,1% en 2026. Au premier plan en termes de croissance attendue figure l’Italie suivie par l’Espagne, selon l’organisme. Rassurons-nous : l’envie de voyager est toujours tenace.
LG
