Il y a des gens qui voient toujours le verre à moitié vide. Et puis il y a Laurent Abitbol. Le président de Selectour est extraordinaire. Le conflit entre Israël et l’Iran éclate, les ventes s’effondrent de 30 à 40%, l’été n’est « pas folichon« , les voyagistes sont priés de ne surtout pas brader leurs produits, sous peine de voir leurs offres disparaître des écrans du réseau… Et pourtant, Laurent garde le sourire. L’hiver sera bon ! Il faut se battre ! J’adore les optimistes. Ils sont indispensables à notre profession. Sans eux, il y a longtemps que nous serions tous partis vendre des assurances-vie ou des cuisines équipées. Mieux encore. Selectour déménage. Exit Ivry, bonjour la rue la Boétie, juste au-dessus de l’APST. Finalement, tout le monde remonte vers les beaux quartiers. À croire que le tourisme reprend des couleurs… immobilières. Et puis, il y a les départs. Les retraites se succèdent. Les anciens passent le relais, les nouveaux arrivent. C’est la vie des entreprises. Laurent, lui, regarde le bon côté des choses : « Ce sont de belles économies. » J’imagine déjà les DRH de France et de Navarre reprendre la formule lors des pots de départ. Le prochain congrès se déroulera à Prague. Au programme : Manuel Valls, un cardinal, un économiste, un géopoliticien, Amir, Chantal Goya… Il ne manque plus que les Marx Brothers et le sosie de Napoléon pour compléter l’affiche. Quant au congrès 2027 à Madrid, Laurent espère déjà la présence d’Emmanuel Macron, redevenu simple citoyen. Avec Laurent Abitbol, l’impossible n’est jamais totalement impossible. Et c’est peut-être cela, finalement, sa plus grande qualité. Voir un rayon de soleil quand tout le monde annonce l’orage. Aujourd’hui, ce rayon ressemble davantage à une réservation de dernière minute qu’à un raz-de-marée estival… Mais allez savoir. À force de l’entendre répéter : « On va se battre ! », on finirait presque par le croire.
OD
