Hier, à Evian, Friedrich Merz a offert à Donald Trump un maillot de l’équipe de football allemande en guise de cadeau d’anniversaire un peu en retard. « C’est un peu le dernier de la classe qui, pour tenter de se faire bien voir, offre un cadeau de fin d’année au professeur, payé avec son propre argent de poche », ont observé, non sans humour, deux éditorialistes du Spiegel. Emmanuel Macron, en invitant Donald Trump à dîner au Palais de Versailles, a fait un coup plutôt astucieux. Quiconque – c’est-à-dire tout le monde – connaît le goût immodéré de Donald Trump pour la pompe et les ors sait que le président américain ne peut pas manquer une telle invitation dans ce décor royal. Résultat : contrairement à la dernière fois, Donald Trump n’a pas dit adieu prématurément au sommet du G7, contrarié par on ne sait plus trop quoi. A l’inverse de Friedrich Merz, Emmanuel Macron, c’est un peu le premier de la classe qui, pour se faire bien voir, offre un cadeau de fin d’année au professeur, payé avec l’argent de poche des autres élèves.
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