
Lufthansa poursuit la restructuration de son réseau européen et prévoit de nouvelles réductions de capacités sur le court et moyen-courrier d’ici 2028. Après la fermeture de sa filiale Cityline et la suppression de 20.000 vols cet été, le groupe entend éliminer les liaisons jugées non rentables tout en maintenant la connectivité de ses principaux bassins économiques avec au moins un hub du groupe. Selon Dieter Vranckx, membre du directoire, il n’est plus pertinent d’exploiter chaque destination depuis chacun des six hubs de Lufthansa (Francfort, Munich, Zurich, Vienne, Bruxelles et Rome). L’objectif est d’améliorer la rentabilité, alors que les pertes sur le réseau européen pénalisent les bénéfices générés par le long-courrier. Cette stratégie s’inscrit dans une réorganisation plus large du groupe. Depuis début 2026, les compagnies Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines, Brussels Airlines et ITA Airways ont transféré à la maison mère la gestion du réseau, des ventes et des programmes de fidélité. Le groupe veut ainsi mieux coordonner ses hubs, réduire les doublons et exploiter davantage les synergies internes. Lufthansa cherche également à accroître sa productivité. La compagnie réduit progressivement ses réserves opérationnelles, renforcées après la pandémie, et mise sur l’arrivée de nouveaux avions plus fiables. Parallèlement, elle ajuste sa politique commerciale, notamment sur les suppléments tarifaires liés à ses nouvelles cabines premium. Pour Dieter Vranckx, le transport aérien européen restera sous pression durant les prochaines années.
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