
Selon plusieurs études, de plus en plus de voyageurs privilégient désormais les périodes d’intersaison ou recherchent des destinations plus fraîches, un phénomène baptisé « coolcation ». L’Europe est particulièrement concernée. Alors que le continent se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale, 81% des Européens déclarent adapter leurs habitudes de voyage en raison du changement climatique. Parmi eux, 15% recherchent activement des climats plus tempérés et 14% évitent les destinations exposées aux chaleurs extrêmes. Face à ces nouvelles contraintes, les destinations touristiques s’adaptent. Séville multiplie les aménagements urbains pour rafraîchir l’espace public, tandis que plusieurs sites emblématiques comme l’Alcazar, le Colisée ou l’Acropole développent des visites en soirée. Le « noctourisme » apparaît ainsi comme l’une des réponses à la montée des températures. Les tour-opérateurs ajustent également leurs programmes. En Grèce, certains circuits culturels sont désormais proposés davantage au printemps et à l’automne, tandis que les excursions sportives sont organisées aux heures les plus fraîches de la journée. La bonne nouvelle : cette évolution pourrait favoriser une meilleure répartition des flux touristiques dans le temps et dans l’espace.
LG
