
Dans le centre historique de la capitale grecque, autour de l’Acropole et du quartier de Plaka, les touristes sont désormais plus nombreux que les habitants. Une situation jugée intenable par le maire Haris Doukas, qui estime que la ville « ne peut pas fonctionner comme un immense hôtel ». Avec plus de huit millions de visiteurs par an pour 700.000 habitants, Athènes fait face à une flambée des loyers, à la saturation des infrastructures et à une pression immobilière croissante liée aux hôtels et aux locations de courte durée. Le maire entend profiter d’une nouvelle loi sur le tourisme pour bloquer tout nouveau développement touristique dans le centre-ville. Son plan prévoit l’interdiction de nouveaux hôtels, appartements meublés et locations type Airbnb dans les quartiers historiques. Les bars sur les toits et les restaurants sans licence feront également l’objet de contrôles renforcés. Fait notable, cette stratégie reçoit aussi le soutien du président de l’association hôtelière d’Athènes, qui réclame un plafonnement des capacités touristiques pour éviter que le centre-ville ne devienne une zone entièrement dédiée aux visiteurs.
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