
La guerre contre l’Iran commence à provoquer de fortes turbulences dans le transport aérien mondial. Selon les données de la société Cirium, plus de 13.000 vols ont déjà été annulés ce mois-ci, soit près de deux millions de sièges supprimés. En cause : les pénuries de kérosène et l’envolée des prix du carburant, quasiment doublés depuis le début du conflit. L’Allemagne figure parmi les pays les plus touchés, avec des perturbations dans les aéroports de Munich, Francfort et Stuttgart. Lufthansa a ainsi annoncé l’annulation de 20.000 vols. Au Royaume-Uni, plusieurs liaisons au départ de Londres Heathrow et Manchester ont également été suspendues, notamment vers Pékin, Le Caire, Munich ou Barcelone. D’autres compagnies, comme Delta, Air China, Air France, British Airways, Emirates ou Turkish Airlines, réduisent, elles aussi, leurs programmes pour limiter leur consommation de carburant. Les acteurs du secteur estiment que la situation restera maîtrisable en mai, mais redoutent une aggravation des perturbations à partir de la mi-juin si le détroit d’Ormuz ne rouvre pas. En France, Serge Papin, ministre du Tourisme et du Pouvoir d’achat, a affirmé hier qu’il n’y avait aucune pénurie de carburant à craindre. Reste que des prix durablement élevés pourraient produire les mêmes effets sur le trafic aérien.
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