Anne Hidalgo, maire de Paris, est de retour dans la capitale après un déplacement dans le Pacifique, un coup en Polynésie, un autre en Nouvelle-Calédonie. Au total, elle aura été absente pendant près d’un mois. En effet, vingt-quatre heures avant d’entamer son voyage en Océanie, elle revenait tout juste de Cotonou, au Bénin, où elle avait assisté à la 43e Assemblée générale de l’association internationale des maires francophones qu’elle préside. Un déplacement africain, du 11 au 13 octobre, qui a fait, lui, l’objet d’un communiqué de presse. Les oppositions se régalent : en plus de dénoncer le « bilan carbone » de l’édile à « 51 tonnes de CO2 » depuis sa réélection en 2020, elles s’interrogent sur le bien-fondé de ce déplacement qui lui a permis d’aller saluer sa fille, qui vit à Raiatea. « Les versions sur le déroulement de ce déplacement varient toutes les heures. On est dans le grand n’importe quoi, attaque David Alphand, vice-président du groupe Les Républicains au Conseil de Paris. Y a-t-il eu détournement de moyens et de fonds publics ? » Après diverses explications, comme la programmation officielle d’une visite – finalement annulée – du site de surf de Paris 2024 délocalisé à Tahiti, l’entourage de l’élue met désormais en avant des réunions bilatérales qui ont eu lieu sur place. Anne Hidalgo, qui a atterri à Paris hier, a testé la classe économique de la low cost French Bee. Elle est donc à moitié pardonnée, a minima. LG
L’effet JO dope les échanges de maisons entre particuliers

L’échange de maisons profite de l’effet JO, comme le montrent les chiffres de la plateforme Home Exchange. Le site en ligne recense plus de 10.000 demandes envoyées à des membres parisiens pour les dates des Jeux olympiques de Paris, du 26 juillet au 11 août 2024. « 3.000 logements sont déjà mis à disposition à Paris sur cette période, 120 échanges sont déjà finalisés et 500 sont en cours de finalisation (préapprobation), soit une augmentation de 1.110% » par rapport à la même période l’année dernière. Marseille, où auront lieu notamment des épreuves de voile et de football, connaît également une forte popularité, avec déjà plus de 800 demandes pour les dates de l’évènement. Et, en plus, il y a la mer et le soleil.
LG
World Airlines Forum à Monaco : le transport aérien en question !

« Plus que jamais, le transport aérien reste fondamental ! » C’est sur ce thème totalement d’actualité que Jean-Louis Baroux, président du 14e World Connect qui se tiendra au Fairmont à Monaco, entend ouvrir les débats. Quelque 482 participants venus de 87 pays seront présents, dont une quinzaine de compagnies aériennes et la plupart des responsables du transport aérien mondial. Parmi les intervenants, Tim Clark, patron d’Emirates, et Anne Rigail, dirigeante d’Air France, feront valoir leurs idées sur ce vaste sujet : « A quoi ressemblera le transport aérien dans le futur ? » Car Jean-Louis Baroux n’en démord pas : « Il sera passionnant d’entendre nos intervenants donner leur vision, et leurs explications à propos de l’utilité du transport aérien pour l’humanité, non seulement parce qu’il rapproche les hommes, et qu’il est un facteur de la paix, mais parce qu’il est également essentiel à l’économie mondiale. » C’est dit !
OD
Hilton est en grande forme

Les résultats du troisième trimestre d’Hilton ont montré que le boom postpandémique des réservations d’hôtels aux États-Unis commence à s’estomper. En revanche, les activités internationales prennent largement le relais. Le revenu par chambre disponible (RevPAR), qui n’a augmenté que de 3% aux États-Unis, a bondi de 39% dans la région Asie-Pacifique. Globalement, le RevPAR du groupe a augmenté de 6,8% par rapport à la même période en 2022, et de 11,4% par rapport à la même période en 2019. Hilton (7.399 hôtels) a augmenté son bénéfice net de 10,5% pour atteindre 379 millions de dollars. Pour l’ensemble de l’année 2023, Hilton devrait enregistrer un RevPAR en hausse d’environ 12% par rapport à 2022 et un bénéfice net entre 1.375 et 1.389 millions de dollars. Christopher Nassetta, le patron d’Hilton, est content : « Nous avons continué à enregistrer de solides résultats au cours du troisième trimestre, dépassant nos attentes en matière de croissance du RevPAR. Par ailleurs, nous prévoyons une augmentation significative des ouvertures au quatrième trimestre et l’année prochaine. » Au 30 septembre 2023, il y avait un nombre record de 457.300 chambres dans le « pipeline » d’Hilton, soit une croissance de 4%. Pour l’an prochain, on peut faire le pari d’Hilton.
NB
Air France met les bouchées doubles sur l’Asie

Après un été « marqué par une forte demande de voyages, notamment sur long-courrier », Air France desservira 167 destinations dans 79 pays, dont 84 sur long-courrier et 83 sur court et moyen-courrier. La compagnie poursuit l’augmentation de ses capacités vers l’Asie, en particulier le Japon et la Chine, avec une offre « en croissance de 60% par rapport à l’hiver 2022-2023 », ce qui lui permettra retrouver un niveau d’activité « proche de celui de l’hiver 2019 » en sièges-kilomètres offerts sur long-courrier. Quant à Transavia France, la compagnie proposera de rejoindre cet hiver 84 destinations dans 26 pays et devrait ainsi devenir « la première low cost au départ des aéroports parisiens ». Rappelons qu’Air France-KLM a doublé sur un an son bénéfice net du troisième trimestre à 931 millions d’euros, tirant parti d’une forte demande pour les voyages aériens l’été dernier.
LG
Parce que c’est vendredi, le bon trait de plume de Jean Duverdier

L’année prochaine, pour cause de JO, le Tour de France arrivera à Nice.
Comment Greenpeace veut diminuer le trafic aérien

Greenpeace propose au gouvernement français de mettre en place des mesures concrètes permettant de diminuer drastiquement le trafic aérien. Par exemple, une « loi Evin climat » qui interdirait toute publicité et partenariat sponsorisé pour les activités les plus émettrices de gaz à effet de serre, notamment l’avion. Ou encore la fin des avantages fiscaux dont bénéficie le secteur aérien (exemption de taxe sur le kérosène et de TVA sur les billets d’avion internationaux…) et le report de ces ressources dans le secteur ferroviaire. L’association écologiste propose aussi un pass interrail offert à tous les jeunes d’une certaine tranche d’âge afin de « démocratiser le voyage en train et d’encourager les échanges interculturels ». Enfin, Greenpeace alerte les influenceurs sur le rôle qu’ils ont à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique, en refusant les partenariats avec les compagnies aériennes. Autant demander du miel à un ours.
LG
Beyoncé aussi booste l’hôtellerie

Taylor Swift n’est pas la seule star à faire monter le prix des chambres d’hôtels lors de ses tournées. Beyoncé aussi. A Cardiff, au Pays de Galles, le jour du concert, le prix moyen de la chambre est passé de 100 à 230 euros. A Cologne, en Allemagne, la chanteuse a permis d’augmenter de 75 euros en moyenne le RevPAR des hôtels de la ville. Le taux d’occupation en a également profité passant de 61,1% à 95,3%. Aux Etats-Unis, même constat : les hôtels de Houston ont bénéficié d’un tarif journalier moyen de 230 euros samedi dernier, un quasi-record pour la ville cette année. Beyoncé est l’amie des hôteliers. Lorsqu’elle s’est produite à l’Atlantis The Royal de Dubaï, lors de son inauguration en janvier dernier, elle a pris une suite à 100.000 dollars (95.000 euros) la nuit.
NB
Lufthansa lance City Airlines, un court-courrier européen pour alimenter ses hub

Les vols court-couriers ne sont plus tellement à la mode, sauf pour Lufthansa qui lance City Airlines, une compagnie court-courrier européenne qui débutera ses opérations à l’été 2024 au départ des hubs de Munich et de Francfort. Elle doit permettre au groupe allemand de « renforcer sa compétitivité sur le court-courrier » en Europe, et particulièrement les liaisons vers ses hubs de Francfort et Munich, d’où partent des long-courriers. Cette stratégie est dénoncée par les syndicats qui y voient un tour de passe-passe juridique permettant à Lufthansa de réduire les coûts en embauchant des salariés déjà présents dans le groupe sous de nouveaux contrats moins avantageux socialement. On n’ose pas y croire.
LG
L’ouragan Otis dévaste Acapulco

Au Mexique, Acapulco a été partiellement dévasté mercredi avec le passage du puissant ouragan Otis. Les images montrent des maisons, des immeubles et des hôtels détruits. Les autorités n’ont pour l’instant fait mention d’aucune victime, mais les habitants et les touristes se trouvent coupés du reste du pays. « Les dégâts matériels sont très importants. Nous n’avons pas d’eau, nous n’avons pas de lumière, mais nous sommes sains et saufs », a déclaré la responsable d’une résidence pour touristes. « L’immeuble bougeait comme s’il s’agissait d’un tremblement de terre ! », a-t-elle ajouté. Ce matin, il n’y avait toujours pas d’avions, ni d’autobus, entre Mexico et Acapulco. Pris entre le Pacifique et le golfe du Mexique, le Mexique est particulièrement exposé aux ouragans pendant la saison qui va de mai à octobre-novembre.
LG
