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Le tourisme dans le monde vu par la presse, en un clin d'oeil

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Auteur/autrice : Nicolas Barbéry

Les compagnies aériennes prises en étau à cause de la guerre

Posted on 13 mars 2026
By Nicolas Barbéry

« Je ne suis pas payé pour faire ce genre de paris », avait répondu Ed Bastian, DG de Delta Air Lines, lorsqu’on lui avait demandé il y a dix ans s’il envisagerait de se couvrir contre les fluctuations des prix du pétrole. Ses propos reflètent l’opinion des quatre principaux transporteurs américains (American Airlines, United, Southwest et Delta), selon qui le coût de la couverture est trop élevé pour que cela en vaille la peine. La guerre en Iran met cette théorie à rude épreuve. Le prix moyen mondial du kérosène a bondi de 58,4% en une semaine pour atteindre 157,41 dollars le baril, tandis que le Brent a dépassé les 100 dollars. American Airlines, United, Southwest et Delta pourraient devoir débourser 11 milliards de dollars supplémentaires cette année. Les compagnies européennes restent fortement exposées, car 25 à 30% de leur carburant provient du Golfe, mais certaines sont mieux protégées grâce à des stratégies de couverture. La crise est aggravée par la baisse de la demande et les restrictions d’espace aérien au Moyen-Orient, qui obligent certaines compagnies à allonger leurs routes, augmentant encore les coûts. Face à cette double pression, plusieurs transporteurs, dont Cathay Pacific, Qantas et Air France-KLM, ont déjà relevé leurs tarifs et leurs surcharges carburant. Autre enjeu pour les compagnies : les flux touristiques évoluent également. Les voyageurs qui se rendaient au Moyen-Orient en quête de soleil se rabattent maintenant sur les Caraïbes, qui connaissent donc un regain d’intérêt, tout comme le Maroc, la Zambie ou l’Afrique du Sud. Aux compagnies (et aux professionnels du tourisme) de s’adapter, encore une fois.

NB

En lire davantage sur le site du Times

Transport

Voyages à forfait : le Parlement donne son feu vert

Posted on 13 mars 202613 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Le Parlement européen a adopté la directive révisée sur les voyages à forfait par 537 voix pour, 2 contre et 24 abstentions. Rappelons que le texte précise les situations dans lesquelles plusieurs prestations constituent un voyage à forfait, notamment pour les réservations en ligne combinant différents services. Celles-ci peuvent être considérées comme un forfait si les systèmes de réservation sont liés, si le premier prestataire partage les données du client et si les contrats sont conclus dans un délai de 24 heures. Les voyagistes devront aussi indiquer clairement lorsque des services supplémentaires ne relèvent pas d’un forfait. La directive introduit par ailleurs des règles sur les bons de voyage : les clients peuvent les refuser et demander un remboursement sous 14 jours. Les bons sont valables 12 mois et tout solde non utilisé doit être remboursé. Les possibilités d’annulation gratuite sont élargies en cas de circonstances exceptionnelles affectant le voyage, y compris au départ. Les voyagistes devront accuser réception des réclamations sous sept jours et y répondre dans les 60 jours. En cas d’insolvabilité, les remboursements devront intervenir dans un délai maximal de six mois. Le Conseil de l’UE doit encore approuver le texte. Les États membres auront ensuite 28 mois pour le transposer. La rapidité de décision de l’UE est toujours aussi spectaculaire.

NB

En lire davantage sur le site du Parlement européen

Production

À Ispahan, la guerre frappe aussi les monuments

Posted on 12 mars 202612 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Des frappes aériennes israéliennes ont endommagé plusieurs sites emblématiques du patrimoine iranien, notamment à Ispahan, selon le ministère iranien de la Culture et du Patrimoine. Le palais Ali Qapu et le palais-jardin Chehel Sotoun, deux monuments safavides du XVIIe siècle, ont subi d’importants dégâts. L’onde de choc des bombardements a également arraché des carreaux turquoise de la mosquée Jameh d’Ispahan, l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture persane et islamique. Une semaine plus tôt, à Téhéran, le palais de Golestan (ancien siège de la dynastie Qajar) avait déjà été gravement touché lors d’une attaque visant un commissariat voisin : sa célèbre galerie des glaces a été détruite et son jardin jonché de débris. L’Unesco indique avoir constaté des dommages sur plusieurs sites inscrits au patrimoine mondial, dont le palais de Golestan, le pavillon Chehel Sotoun, la mosquée Jameh et des bâtiments proches des sites préhistoriques de la vallée de Khorramabad. L’organisation se dit « profondément préoccupée » par la destruction de sites culturels au Moyen-Orient. En Iran, les réactions mêlent indignation, tristesse et inquiétude. Certains habitants dénoncent une guerre qui, selon eux, ne touche plus seulement le régime mais aussi l’histoire et l’identité du pays. Pour beaucoup, ces images ravivent le souvenir de la destruction des bouddhas de Bamiyan par les talibans en 2001, qui avait suscité une condamnation internationale.

NB

En lire davantage sur le site du New York Times

Destinations

Dans le ciel, la route de l’Asie devient étroite

Posted on 12 mars 2026
By Nicolas Barbéry

La guerre déclenchée en Iran a entraîné la fermeture de nombreux espaces aériens au Moyen-Orient (Israël, Syrie, Irak, Iran, nord de l’Arabie saoudite, Koweït, Qatar, Bahreïn et parfois les Émirats arabes unis) compliquant fortement les liaisons entre l’Europe et l’Asie. Cette situation s’ajoute à l’interdiction de survol de la Russie et de l’Ukraine depuis le début de la guerre en Ukraine il y a plus de quatre ans. Pour rejoindre l’Asie, les compagnies aériennes ne disposent désormais que de deux couloirs étroits : l’un passant par la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Afghanistan, l’autre au sud via l’Égypte, l’Arabie saoudite, Oman et l’Inde. Selon le PDG de Lufthansa, Carsten Spohr, aucune alternative sûre n’existe aujourd’hui et une fermeture de ces routes pourrait rendre l’Asie inaccessible. Ces itinéraires, matérialisés par des routes aériennes étroites comme la M747 ou la N701, traversent des régions instables et imposent une navigation très contrainte. Les équipages doivent éviter l’espace aérien russe et composer avec des marges réduites pour contourner les orages ou les zones sensibles. Une grande partie du trafic vers l’Inde ou Singapour passe désormais par l’Afghanistan, dont l’espace aérien n’est pas contrôlé. Les avions doivent y voler à plus de 9.700 mètres et maintenir dix minutes de distance entre eux. Avec seulement trois couloirs disponibles et des tensions régionales persistantes, le trafic y devient rapidement congestionné. Ensuite, sur la route de l’Asie, il faut survoler le Pakistan. Ce pays est en conflit avec son voisin indien, raison pour laquelle les avions indiens n’ont pas le droit de survoler son espace aérien. Cela engendre encore plus de congestion aux autres points de passage stratégiques. Faire de grands zigzags dans le ciel au prix actuel du carburant ne devrait pas favoriser une baisse du prix des billets d’avion.

NB

En lire davantage sur le site du Neue Zürcher Zeitung

Transport

Drôle d’époque

Posted on 12 mars 202612 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Pour vous rappeler que ce monde n’est pas si mauvais, l’Université de Göttingen a organisé un concours pour élire les meilleures « Images de recherche de l’année ». Des chercheurs de tout le campus, toutes disciplines et tous niveaux de carrière confondus, ont été invités à soumettre une photo, une illustration ou toute autre visuel mettant en valeur leurs travaux. Les contributions ont été présentées dans une galerie en ligne et le public a été invité à voter. Les 20 meilleures images ont été retenues et sont exposées au Forum Wissen de l’Université de Göttingen jusqu’au 10 avril. Parmi elles, une photo fantastique intitulée Ovni dans les eaux sombres de la mer, où l’on voit un ballet de micro-méduses en eau profonde, réalisée par une ingénieure biomédicale française : Joséphine Barbéry. Chez Bee Travel News, on est tellement contents quand un chercheur trouve. Alors toutes nos félicitations !

NB

Pour en savoir davantage, c’est ici

Drôle d'époque

Tourisme mondial : début d’année sous tension

Posted on 11 mars 202611 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Les turbulences qui frappent actuellement le tourisme mondial ne se limitent pas à Dubaï. Plusieurs destinations prisées sont confrontées à des crises politiques ou sécuritaires qui pourraient peser sur les voyages au début de 2026. Au Mexique, l’assassinat du chef de cartel Nemesio Oseguera Cervantes (« El Mencho« ) a déclenché une vague de violences susceptible de dissuader une partie des touristes américains. À Cuba, le blocus pétrolier imposé par Donald Trump fragilise encore un secteur déjà en recul, avec une baisse des visiteurs venus du Canada, d’Europe et de Russie. Le secteur du tourisme, qui sort à peine de l’euphorie post-Covid, pourrait ainsi connaître un début d’année plus difficile que prévu. Les voyageurs les plus aisés devraient continuer à partir, mais les ménages plus modestes pourraient privilégier des destinations proches ou renoncer à voyager si la hausse des prix de l’énergie accentue la crise du coût de la vie. Dubaï, cinquième destination touristique mondiale en 2025 selon ForwardKeys, pourrait être l’une des plus exposées. Une partie de sa clientèle européenne pourrait se reporter vers des alternatives jugées plus sûres, des Caraïbes à la Thaïlande, en passant par le Cap-Vert, l’Espagne ou les Canaries. Finalement, l’évolution de la saison touristique dépendra surtout d’un facteur : la durée de ces crises.

NB

En lire davantage sur le site de Bloomberg

Destinations

Moyen-Orient : TUI stoppe un projet à Oman

Posted on 11 mars 202611 mars 2026
By Nicolas Barbéry

TUI et la compagnie touristique nationale omanaise Omran suspendent temporairement leur partenariat destiné à développer plusieurs hôtels dans la région de Dhofar, à Oman. Le groupe allemand indique qu’Omran l’a informé que le calendrier initial du projet ne pouvait plus être respecté en raison de la guerre au Moyen-Orient. La mise en œuvre du projet commun est donc bloquée. Cette décision concerne à la fois la construction et l’exploitation de cinq hôtels dans le sud du pays, ainsi que l’investissement qu’Omran devait réaliser dans le groupe de voyages allemand. Oman devait en effet fournir les terrains et les capitaux nécessaires. Le partenariat, conclu en septembre 2025, prévoyait la création d’une coentreprise dans laquelle TUI et Omran auraient chacune détenu 45% des parts, un investisseur privé possédant les 10% restants. Malgré cette suspension, les deux partenaires souhaitent poursuivre leurs discussions. À la suite de l’annonce, le titre TUI a reculé de 4,3% à la Bourse de Francfort. À quoi ça tient.

NB

En lire davantage sur le site de Zone Bourse

Production

Drôle d’époque

Posted on 11 mars 202611 mars 2026
By Nicolas Barbéry

En Allemagne, la puissante fédération d’automobilistes Adac s’étrangle devant la flambée des carburants et parle d’un Raketen-und-Federn-Effekt (effet fusée-plume). Quand le pétrole grimpe, les prix à la pompe décollent comme une fusée. Quand il baisse, ils redescendent avec la lenteur… d’une plume. D’autant plus étrange que selon l’Adac, l’Allemagne a vu ses tarifs augmenter bien plus vite que la moyenne européenne, ce qui amène l’Adac à parler d’escroquerie. L’industrie pétrolière s’en indigne, évidemment. Dans l’aérien aussi, la « surcharge carburant » a parfois suivi une logique bien connue : « fusée » quand le pétrole grimpe, « plume » quand il redescend… Entre l’été 2014 et le début de 2016, le prix du baril avait connu l’une des plus fortes chutes de l’histoire récente. Le Brent était passé d’environ 110 dollars à moins de 30 dollars, soit une baisse de près de 75%. Beaucoup s’attendaient alors à une baisse sensible du prix des billets d’avion. Mais certaines compagnies, comme British Airways, Lufthansa, Air France ou Emirates ont maintenu les surcharges carburant quelque temps avant de les intégrer dans une catégorie plus large et plus floue : la « surcharge transporteur ». Ici, plutôt que d’effet « plume », on peut parler d’un effet « marteau ».

NB

Drôle d'époque

Sécurité aérienne : toujours plus sûr… sauf quand ça ne l’est pas

Posted on 10 mars 202610 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Iata a publié son rapport annuel sur la sécurité aérienne en 2025. Il dresse un bilan des performances mondiales en matière de sécurité aérienne sur près de 40 millions de vols et indique que le taux mondial d’accidents en 2025 était de 1,32 accident par million de vols, soit un accident pour 759.646 vols. Au total, 51 accidents ont été enregistrés sur 38,7 millions de vols en 2025. Huit accidents mortels se sont produits au cours de l’année, contre sept en 2024. Au total, 394 décès à bord ont été recensés en 2025, contre 244 en 2024. Willie Walsh, directeur général de Iata, est ravi : « L’avion est le moyen de transport long-courrier le plus sûr. Les accidents sont extrêmement rares et chacun d’eux nous rappelle l’importance d’une amélioration continue grâce à des normes internationales et à une collaboration fondée sur les données de sécurité. » Il ajoute : « Il y a dix ans, il y avait un accident mortel pour 3,5 millions de vols (2012-2016). Aujourd’hui, le chiffre est d’un accident mortel pour 5,6 millions de vols (2021-2025). L’avion est si sûr qu’un seul accident parmi les près de 40 millions de vols effectués chaque année suffit à faire évoluer les statistiques mondiales. » Il suffit donc de ne pas monter à bord du seul avion qui aura un accident.

NB

En lire davantage sur le site de Iata

Transport

L’ombre de la guerre plane sur le Salon mondial du tourisme

Posted on 10 mars 2026
By Nicolas Barbéry

Le Salon mondial du tourisme ouvre ses portes jeudi à Paris pour sa 49e édition dans un contexte géopolitique assombri par la guerre au Moyen-Orient. Entre flambée des prix du pétrole, risques d’inflation et climat d’incertitude internationale, certains voyageurs pourraient être tentés de revoir leurs plans. « On sait qu’il y a une énorme réactivité du marché français aux crises géopolitiques », souligne Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, qui évoque un possible « changement de paradigme ». Dans ce type de crise, les flux touristiques ont tendance à se régionaliser. « On a plus de Français et d’Européens qui restent en Europe, plus d’Américains qui restent en Amérique, plus d’Asiatiques qui restent en Asie », observe encore Didier Arino, ce qui peut priver certaines destinations de clientèles à forte contribution. Malgré ces incertitudes, les professionnels veulent afficher leur optimisme. « La force de ce métier, c’est la résilience », assure Christel Marzullo, directrice du Salon mondial du tourisme. Et si certains voyageurs hésitent encore sur leur destination, les professionnels présents au salon comptent bien leur rappeler une chose : dans le tourisme, il y a presque toujours un plan B. La Bretagne à défaut du Bahreïn.

LG

En lire davantage sur le site de Boursorama

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