
Bertrand Billerey est un vrai professionnel. Directeur de Fab Travel, passionné de transport aérien, il a été pendant plus de dix ans administrateur de l’APST. Pour lui, défendre la collectivité, s’impliquer et donner de son temps pour la profession est essentiel. Il est aujourd’hui candidat à un poste d’administrateur de l’APST, dont les élections se dérouleront le 24 juin prochain.
J’aime👍
« Ce que j’aime, c’est la qualité et la résilience de nos professionnels du voyage. Nous venons encore de traverser une guerre, un nouveau problème majeur, et nous l’avons traité. Nous nous sommes occupés de nos clients. Nous avons été, une fois de plus, beaucoup plus efficients que le gouvernement ou l’État.
Ce que j’aime, c’est cette souplesse de nos entreprises. Nous trouvons des solutions, nous prenons soin de nos clients, nous les protégeons. Contrairement à certains qui ne le font pas. La grande mode des travel planners qui n’assurent rien, ce n’est pas forcément ce que recherchent les clients. Certains y trouvent leur compte, bien sûr, mais au fond, ce n’est pas ce qu’attendent la plupart des voyageurs.
J’aime aussi cette capacité de résilience que possède notre profession, ainsi que le fait que de jeunes talents continuent à s’intéresser à nos métiers.
J’ai regardé récemment : avec l’augmentation du SMIC, les variations d’allégements de charges n’ont pas été adaptées. Résultat, les entreprises subissent l’augmentation du SMIC sans bénéficier des baisses de charges correspondantes. »
Je n’aime pas👎
« En ce moment, ce que je n’aime pas, c’est la position de nos gouvernants. Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Or ils ne prévoient rien. Et la seule solution qu’ils semblent trouver aux difficultés de notre très beau modèle social, dont nous avons fêté les 80 ans l’an dernier, c’est de le fragiliser.
Ce que je n’aime pas, c’est cette obsession de la taxe. Les seules idées qu’ils semblent avoir consistent à taxer encore et toujours davantage. Taxer les salaires, augmenter les prélèvements, ajouter de nouvelles charges.
Cela ne nous permet pas de construire une économie compétitive. Nous figurons déjà parmi les pays les plus taxés et nous risquons de mettre en péril notre modèle économique si nous ne le réformons pas intelligemment. Et, malheureusement, notre très beau système social est lui aussi en danger. »
Propos recueillis par OD
