
La diffusion sur Netflix du documentaire A Gorilla Story de David Attenborough suscite un regain d’intérêt pour les gorilles des montagnes du Rwanda. Mais contrairement à d’autres destinations confrontées à un afflux de visiteurs après un succès médiatique, Kigali maintient une politique de croissance maîtrisée. Le nombre d’autorisations d’entrée dans cette zone protégée reste plafonné à 100 visiteurs par jour, au tarif de 1.500 dollars, avec des groupes limités à huit personnes et une heure d’observation par famille de gorilles. Cette stratégie privilégie la préservation de l’espèce plutôt que l’augmentation des volumes. Les professionnels du secteur observent par ailleurs une évolution de la demande : les voyageurs réservent plus tôt, prolongent davantage leur séjour et sont prêts à investir dans une expérience de conservation haut de gamme. Pour les autorités rwandaises, le tourisme des gorilles doit rester un produit exclusif, dont les recettes financent à la fois la protection de la biodiversité et le développement des communautés locales. Le pays a appris de ses erreurs faisant sien ce proverbe : on ne caresse pas deux fois la queue du gorille.
LG
