
Iata s’est montré très sévère samedi contre la volonté du parlement européen de maintenir l’indemnisation des passagers dont le vol a été retardé. Celui-ci « coûte déjà huit milliards d’euros » par an aux compagnies, a déploré le vice-président de Iata pour l’Europe, Rafael Schvartzman, lors d’une conférence de presse. « Le processus a dévié dans le mauvais sens (…). Le transport aérien est traité comme un punching-ball politique », a-t-il poursuivi. Iata surnomme ce règlement européen « un Robin des bois à l’envers », en estimant qu’il fait payer à 99% des passagers des aéroports de l’UE un surcoût pour indemniser 1% d’entre eux, touchés par les retards. Les compagnies affirment être poussées à annuler des vols par crainte qu’un retard dans la journée entraîne une cascade de retards avec le même appareil, et donc des indemnités. S’exprimant par ailleurs sur les perspectives du transport aérien en Europe, le responsable s’est dit optimiste. « L’été se présente bien », a-t-il estimé, avec des réservations en hausse par rapport à 2025. Face à un contexte géopolitique troublé, les touristes européens devraient privilégier de visiter des pays proches. « Les Européens semblent vouloir rester près de chez eux », d’après Rafael Schvartzman. Pour la survie de nos compagnies, on espère vivement qu’ils ne seront pas trop prompts à réclamer des indemnités.
LG
