
Jeune, souriante et déjà solidement ancrée dans l’univers du voyage, Blanche Girardot incarne parfaitement cette maxime selon laquelle « la valeur n’attend pas le nombre des années ». Au sein du groupe Girardot Voyages, elle reprend progressivement les rênes en tant que directrice générale adjointe. « Adjointe » est une nuance à laquelle elle tient beaucoup. Depuis sa Bourgogne natale, elle évoque avec simplicité les valeurs qui la guident : le partage, l’authenticité, la transmission et l’attention portée aux autres.
J’aime👍
« Ce que j’aime, c’est passer du temps en famille. J’aime la transmission, le partage autour d’une table. J’aime recevoir. On m’a beaucoup appris à recevoir les autres, à être généreux, notamment à travers la cuisine.
En réalité, je crois que ce sont toujours les mêmes valeurs qui se retrouvent dans différents moments de la vie. J’aime partager avec mes amis. Je suis plutôt de celles à qui faire plaisir procure du plaisir. J’aime vivre un moment à deux, partager une expérience, une émotion. Une émotion vécue seule m’intéresse moins ; lorsqu’elle est partagée, elle est amplifiée.
J’aime beaucoup partir à la découverte de soi et des autres. Je trouve que c’est précisément ce que permet le voyage. Découvrir les autres, c’est aussi apprendre à se découvrir soi-même. La plus grande richesse, selon moi, consiste à cultiver cette connaissance de soi. Quand on se connaît mieux, on réagit différemment, on gère mieux certaines situations et il devient plus facile d’aborder les conflits ou les difficultés.
J’aime être avec les animaux. C’est peut-être mon côté Brigitte Bardot. J’aime profondément la nature et ce qu’elle apporte comme ressourcement. Avec le temps, je me suis rendu compte que j’aimais davantage les voyages tournés vers la nature, les paysages, les cultures et l’authenticité.
Car ce que j’aime par-dessus tout, c’est l’authenticité. J’ai beaucoup de mal à adhérer à une personne, à un lieu ou à une expérience lorsqu’il n’y a pas cette base-là. Quand tout est trop lisse, je n’arrive pas à m’y retrouver.
J’aime aussi ce que le voyage nous apprend : ralentir. C’est probablement l’un de mes plus grands défauts, mais voyager permet justement de retrouver un autre rythme. Dans un monde où tout va toujours plus vite, c’est parfois l’un des rares moments où l’on s’autorise à ralentir.
Enfin, ce que j’aime le plus, ce sont les liens. Les liens du sang, bien sûr, mais aussi ceux que l’on construit au fil du temps. Une relation se nourrit de ce que chacun apporte à l’autre. C’est là que je retrouve la générosité, le partage et l’authenticité auxquels je suis profondément attachée. »
Je n’aime pas👎
« Je n’aime pas les personnes qui ne sont pas optimistes. C’est toujours une petite lutte intérieure pour moi. J’essaie de cultiver l’optimisme et, face aux défaitistes, il faut parfois arroser encore davantage le jardin. Même si, paradoxalement, je les trouve souvent assez attachants.
Je n’aime pas l’excès de confiance en soi. J’aime faire la différence entre la confiance en soi et l’estime de soi. Les personnes qui s’estiment ont souvent quelque chose de très inspirant. Celles qui débordent de confiance le sont parfois beaucoup moins.
Je n’aime pas l’égoïsme.
Je n’aime pas la lâcheté.
Et ce que j’apprends à ne pas aimer, c’est le manque de fiabilité.
Je n’aime pas ce qui manque de sincérité.
Je n’aime pas les mensonges.
Et, plus simplement, je n’aime pas quand ce n’est pas propre. »
Propos recueillis par OD
