
La guerre en Iran commence à peser très lourdement sur le tourisme en Asie du Sud-Est. En Thaïlande, les arrivées de visiteurs ont reculé de 7% en avril sur un an, avec une chute de 16% des touristes européens et de 57% des visiteurs en provenance du Moyen-Orient. À Siem Reap, porte d’entrée des temples d’Angkor, la fréquentation a plongé de 37,5% sur les quatre premiers mois de l’année. Les compagnies aériennes subissent également les conséquences du conflit. Vietnam Airlines, AirAsia ou encore Cathay Pacific ont dû adapter leurs programmes de vols face à la hausse des coûts et aux perturbations du trafic aérien. Les fermetures temporaires de l’espace aérien dans le Golfe ont allongé certains itinéraires vers l’Asie, augmentant les dépenses de carburant et les surcharges appliquées aux passagers. Le Programme des Nations unies pour le développement avertit que cette chute des voyages risque de se répercuter rapidement sur les moyens de subsistance des ménages. « Voir deux chocs de cette ampleur à cinq ans d’intervalle, d’abord la pandémie puis la guerre, est terrible pour l’industrie du tourisme », dit un expert. La fameuse résilience commence à atteindre ses limites.
LG
