
Après trois années de records, le tourisme suisse pourrait connaître un ralentissement cet été. Selon les prévisions publiées par le centre de recherches conjoncturelles de l’École polytechnique fédérale de Zurich (KOF), le nombre de nuitées hôtelières devrait reculer de 1,6% sur la saison estivale 2026, pour revenir autour de 24,8 millions. L’étude anticipe notamment une chute d’environ 10% de la clientèle asiatique, pénalisée par la hausse des coûts du kérosène, l’augmentation des tarifs aériens et l’instabilité des itinéraires long-courriers, dont beaucoup transitaient auparavant par les hubs du Golfe. Les touristes nord-américains devraient, eux, maintenir leurs niveaux de fréquentation, tandis que la clientèle européenne afficherait un léger recul de 0,4%. Dans ce contexte, Suisse Tourisme tente de stimuler la demande domestique. L’organisme de promotion a récemment lancé une campagne axée sur le micro-tourisme, valorisant villages, hameaux et itinéraires de randonnée accessibles pour de courts séjours. L’étude montre aussi que la concurrence intra-européenne s’intensifie. « La France et l’Italie profitent davantage de la demande estivale intra-européenne », note le centre de recherches, alors que la Suisse continue de souffrir de son image de destination coûteuse. Et, aujourd’hui, la question du prix est tout sauf neutre.
LG
