
A Djerba, professionnels et hôteliers constatent un net ralentissement des réservations depuis le début des tensions entre Israël et l’Iran, même si les annulations restent limitées pour l’instant. « Nous recevions par exemple 100 nouvelles réservations par jour, maintenant c’est seulement 50 », explique Anane Kamoun, directeur de l’hôtel Royal Garden Palace. « Quand les billets d’avion coûtent en moyenne 70 à 80 euros de plus, ce n’est pas rien. » En 2025, Djerba avait accueilli 1,23 million de visiteurs, un niveau supérieur à celui d’avant covid. Pour 2026, les autorités espéraient encore une progression de 7 à 8% avant que la crise au Moyen-Orient ne vienne perturber le trafic aérien et faire bondir le prix du kérosène. Malgré ce contexte, pour Hichem Mahouachi, responsable régional de l’Office national du tourisme de la Tunisie, le pays pourrait même tirer parti de sa proximité géographique avec l’Europe. Il n’est, il est vrai, qu’à Tozeur de Paris.
LG
