
Entre inflation, tensions internationales et difficultés d’accès, la Corse aborde l’été 2026 avec prudence. Si, compte tenu du contexte, les Français privilégient davantage les vacances dans l’Hexagone, l’île peine encore à transformer cette tendance en véritable dynamique touristique. À Ajaccio, les premiers indicateurs sont même en recul. L’office de tourisme du pays ajaccien évoque une baisse de 14 % des visites au premier trimestre par rapport à 2025. Les professionnels pointent plusieurs facteurs : guerre au Moyen-Orient, hausse des carburants, grèves portuaires et ralentissement des réservations de dernière minute. La saison apparaît également plus déséquilibrée. Si août reste solide, juillet accuse un net retard, tandis que septembre et octobre s’annoncent mieux orientés. Les séjours se raccourcissent et les voyageurs arbitrent davantage leurs dépenses. Le tourisme corse reste ainsi en dessous des niveaux d’avant-covid. Rien de catastrophique mais une île de beauté ne saurait s’en contenter.
LG
