
En 2025, les États-Unis ont enregistré leur première baisse annuelle du tourisme international depuis la pandémie – hors année covid – avec environ quatre millions de visiteurs étrangers en moins par rapport à 2024. Selon les données relayées par le secteur, cette baisse de fréquentation s’est traduite par un recul de plus de 8 milliards de dollars des dépenses touristiques internationales. Un retournement qui intervient alors même que les voyages internationaux ont continué de progresser à l’échelle mondiale. Le marché canadien concentre une large partie du recul observé, sur fond de tensions diplomatiques et de reports vers d’autres destinations. Des baisses ont également été signalées sur plusieurs marchés long-courriers comme l’Allemagne, la France, l’Inde ou encore la Chine. Le sujet commence d’ailleurs à émerger chez certains grands acteurs. Des groupes comme The Walt Disney Company ont évoqué une dimension de la fréquentation internationale dans leurs dernières publications financières. Reste une fenêtre de tir : la Coupe du monde de football 2026, organisée notamment aux États-Unis, pourrait apporter un bol d’air au secteur. Mais plusieurs analystes estiment déjà que l’événement ne suffira pas, à lui seul, à compenser le trou d’air observé en 2025. Le foot ne peut pas tout.
LG
