
Dans un communiqué publié samedi dernier peu après 2 heures du matin, Spirit Airlines a annoncé l’annulation de tous ses vols et demandé aux passagers de ne pas se rendre à l’aéroport. Une bannière sur son site indiquait que la compagnie « cessait progressivement toutes ses activités ». Fragilisée par des pertes de plusieurs milliards de dollars, une concurrence accrue sur ses principaux marchés – Las Vegas, Floride, New York – et la hausse des coûts (main-d’œuvre, maintenance), la compagnie low cost n’a pas survécu. Malgré deux dépôts de bilan en 2024 et 2025 et un projet de relance allégée, la flambée récente des prix du kérosène, liée au conflit israélo-américain contre l’Iran, a précipité sa chute. De nombreux passagers se retrouvent bloqués. Plusieurs compagnies, dont Delta, JetBlue, Southwest et United, ont mis en place des tarifs plafonnés ou réduits. Avianca propose des vols retour gratuits sous conditions jusqu’au 16 mai, hors taxes. Spirit assure de son côté le remboursement automatique des billets réglés par carte. Reste l’incompréhension de certains voyageurs, qui dénoncent une annonce tardive, en pleine nuit, sans préavis. Cela dit, en lisant un minimum la presse américaine, il était assez difficile de ne pas connaître les difficultés de Spirit.
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