
L’héli-randonnée s’impose comme une tendance forte du tourisme d’aventure. Déjà bien installée en Nouvelle-Zélande et au Canada, elle permet d’accéder en hélicoptère à des paysages spectaculaires, souvent inatteignables autrement. De l’Himalaya aux Alpes, cette pratique démocratise l’accès à des environnements extrêmes, indépendamment de l’âge ou de la condition physique, tout en séduisant une clientèle aisée en quête d’expériences rapides et exclusives. Face à cette demande, les agences multiplient les offres : hélisurf au Chili ou en Indonésie, VTT en Alaska avec dépose au sommet. Les tarifs varient fortement, d’environ 550 euros pour une demi-journée en Alaska à plus de 5.000 euros pour une « expérience premium » en Nouvelle-Zélande, incluant guides naturalistes et pique-niques gastronomiques. Pour les acteurs du secteur, il ne s’agit plus seulement de découvrir de nouveaux lieux, mais d’y accéder de manière unique et privilégiée. Reste une contradiction difficile à ignorer : explorer des espaces préservés à bord d’un engin bruyant et polluant. Cela dit, on n’en est plus à une contradiction près.
NB
