
Les Français restent attachés aux vacances, mais l’été 2026 s’annonce plus contraint. Selon une étude Ifop pour l’Alliance France Tourisme, 68% prévoient de partir au moins une semaine, soit 9 points de moins qu’en 2025. Seuls 37% se disent certains de partir, contre 50% l’an dernier. Dans un contexte de tensions internationales, de coûts de l’énergie élevés et d’inflation persistante, les arbitrages se multiplient. La France tire son épingle du jeu : 71% des partants la privilégient, devant l’Europe (23%) et les destinations lointaines (9%). Le budget moyen recule à 1.530 euros, soit environ 150 euros de moins en un an. La contrainte sociale reste forte : 84% des catégories aisées envisagent de partir, contre 58% des catégories modestes. Pour limiter la facture, les Français réduisent la durée ou la fréquence des séjours, les dépenses sur place et cherchent des offres moins chères. L’hébergement non marchand progresse nettement – et avec lui les « chicouf » de l’été, chez un oncle et une tante du Finistère : chic, ils arrivent ; ouf, ils repartent.
LG
