
Des vacances plus proches et moins coûteuses : le visage de l’été 2026 se précise. Sous l’effet de la hausse des carburants, qui renchérit transports et hébergements, les Français revoient leurs projets. Les séjours lointains reculent nettement, fragilisés aussi par les incertitudes géopolitiques : les tour-opérateurs enregistrent une baisse de 15% des réservations, avec des chutes marquées vers l’Asie (-27%) et les États-Unis (-46%). Pour autant, l’envie de partir demeure : 64% des Français comptent voyager cet été, mais privilégient majoritairement la France. Les réservations se rééquilibrent au profit des destinations de proximité : le Nord, l’Ouest, les zones rurales gagnant du terrain, tandis que le littoral méditerranéen marque le pas. La contrainte budgétaire se traduit aussi par des séjours plus courts et une consommation réduite sur place. Les clientèles modestes, elles, se raréfient. Dans ce contexte, les vacances sans voiture, en train ou à vélo, séduisent davantage, tout comme la location entre particuliers. Enfin, la montagne estivale confirme son attractivité, portée par la recherche de nature et d’activités de plein air. Cela étant, tout peut encore changer et très vite.
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