
Capri tente de remettre de l’ordre dans ses rues saturées en instaurant un règlement anti-harcèlement. Désormais, il est interdit aux entreprises touristiques et à leurs employés de démarcher les visiteurs sur la voie publique de manière intrusive ou insistante. Les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 500 €. Objectif affiché : préserver l’esthétique de l’île et fluidifier la circulation, mise à mal par des pratiques jugées envahissantes. Le phénomène est loin d’être isolé en Italie, où le racolage agressif devant les restaurants constitue une nuisance récurrente pour les touristes. Certaines destinations ont déjà pris les devants. C’est le cas de Torri del Benaco, sur le lac de Garde, qui a adopté des dispositions similaires l’été dernier, interdisant notamment la distribution de prospectus et les sollicitations insistantes. En creux, ces mesures traduisent une volonté de rééquilibrer l’expérience touristique, entre attractivité économique et qualité de séjour. Reconnaissons au moins une vertu à ces amendes pour les riverains : elles sanctionnent un des effets très visibles du tourisme de masse.
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