
Face à l’invasion perpétuelle de hordes de visiteurs qui l’empêchent de profiter de sa ville, un éditorialiste romain propose une solution radicale : instaurer une journée annuelle où les touristes seraient bannis de la cité. « Si j’étais maire de Rome, de Florence, de Naples, de Venise et même, pourquoi pas, de Milan, je décréterais sur-le-champ, après validation du conseil communal, une journée par an sans touristes. Évidemment, je suis bien conscient que le tourisme procure richesse, bien-être et rayonnement à nos villes d’art. (…) Ce que vous lisez n’est pas l’habituelle complainte du snob envers l’étranger qui consomme et qui souille. J’ai le plus grand respect pour les touristes, notamment parce qu’il m’arrive de l’être, moi aussi, quand je voyage, et je me comporte peu ou prou comme eux. Ce texte n’est rien d’autre que le cri du cœur d’un habitant. Je n’exige pas que nos maires s’escriment à lutter contre l’impressionnante vague de voyageurs. Ce serait tout aussi idiot qu’inutile. (…) Comme une tentative de vider l’océan à la petite cuillère. Ainsi donc, touristes : soyez les bienvenus. Tout ce que je demande, c’est un jour de trêve par an. Vingt-quatre heures pendant lesquelles chacun de nous pourrait redécouvrir sa ville, se balader dans le centre sans se retrouver dans des embouteillages, même pédestres, profiter des installations urbaines et des structures pour lesquelles nous, citadins, payons pour vivre mieux. Je ne pense pas demander la lune. » Pas sûr.
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