
Même en cas d’accord rapide entre les États-Unis et l’Iran, l’Asie pourrait subir des conséquences durables du conflit. Moteur de la croissance mondiale depuis des décennies, la région Asie-Pacifique apparaît comme la plus exposée après le Moyen-Orient, en raison de sa forte dépendance aux importations énergétiques. Si les flux commerciaux restent perturbés encore quelques semaines, experts et analystes redoutent pénuries, inflation alimentaire et instabilité économique, voire une entrée en récession de plusieurs pays. Dès les premières attaques du 28 février, le transport s’est brutalement arrêté : camions, navires et avions ont cessé de circuler dans une région habituellement en mouvement continu. Le trafic aérien a été particulièrement touché, avec plus de 92.000 vols annulés dans le monde en mars, majoritairement en Asie-Pacifique. La flambée du prix du kérosène, presque doublé, a contraint de nombreuses compagnies à réduire ou suspendre leurs liaisons. Des acteurs majeurs comme Qantas, Air New Zealand ou Cathay Pacific ont ajusté leur offre, tandis que les compagnies à bas coût, plus fragiles, pourraient disparaître ou fusionner. Selon un expert, le trafic pourrait revenir à son niveau des années 1980. Pour accélérer le chaos, Donald Trump a un incroyable talent.
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