
À l’approche de l’ouverture du Club Med Tinley Manor, près de Durban, un débat oppose autorités, scientifiques et l’opérateur touristique autour de l’installation de filets anti-requins. Validé par le Conseil de préservation des requins du KwaZulu-Natal, ce dispositif vise à sécuriser les baigneurs face aux requins-tigres, bouledogues ou grands blancs. Mais il suscite une vive contestation : ces filets, loin de constituer une barrière, piègent et tuent de nombreuses espèces marines. En 2023, ils ont causé la mort de 416 requins dans la région, sans compter des dauphins, tortues ou autres oiseaux, souvent menacés. La question divise en Afrique du Sud. Si le KwaZulu-Natal privilégie les filets, d’autres zones touristiques comme Le Cap ou Plettenberg Bay misent sur des observateurs pour alerter les baigneurs. Les scientifiques dénoncent une méthode obsolète et plaident pour des alternatives plus respectueuses, comme l’usage de drones. De son côté, le Club Med défend les filets comme la solution la plus efficace pour garantir la sécurité. La municipalité n’a pas encore tranché, alors que l’ouverture est prévue en juillet. Le groupe touristique rappelle son « engagement de privilégier à la fois la sécurité publique et la préservation du milieu marin : protéger les personnes et protéger l’environnement sont des responsabilités indissociables. » Sinon, les touristes peuvent aussi se baigner dans les piscines de l’hôtel. C’est encore la meilleure solution pour respecter son « engagement ».
NB
