
TUI Group a annoncé mercredi abaisser ses objectifs de rentabilité pour son exercice décalé 2025/26, invoquant les conséquences de la guerre en Iran sur la demande. Le voyagiste s’attend désormais, au mieux, à un résultat opérationnel stable d’ici fin septembre, et suspend temporairement ses prévisions de chiffre d’affaires. En cause : une « prudence accrue » des clients dans un contexte géopolitique incertain. Dans ce nouveau scénario, l’EBIT ajusté est attendu entre 1,1 et 1,4 milliard d’euros, contre 1,41 milliard l’an dernier. Une inflexion notable alors que TUI tablait jusque-là sur une croissance de son chiffre d’affaires de 2 à 4%. Le conflit a également eu des conséquences opérationnelles directes. Deux navires de croisière du groupe ont été immobilisés dans le Golfe après la fermeture du détroit d’Ormuz. Environ 10.000 clients ont dû être rapatriés en mars, ainsi que 1.500 membres d’équipage. Les deux bateaux ont finalement quitté la zone le 19 avril et doivent reprendre leurs itinéraires en Méditerranée à partir de mi-mai. On ne devrait pas les revoir de sitôt dans le golfe Persique.
LG
