
Il y a chez Marc-Élie Caspar quelque chose de rare : une manière d’évoluer dans la finance sans jamais perdre le goût des autres. De Dun & Bradstreet à LexisNexis, puis aujourd’hui à la tête de Convera en Europe, il a gravi les échelons avec sérieux… mais sans jamais se prendre trop au sérieux. Derrière les fonctions, il y a surtout un homme curieux, engagé, qui croit aux rencontres autant qu’aux parcours. Et ça, dans ce métier, ça change tout.
J’aime👍
« Puisque nous sommes dans un journal orienté Travel, ce que j’aime d’abord, ce sont les gens curieux, ouverts, optimistes. Ceux qui donnent envie d’essayer, d’innover, de tenter plutôt que d’expliquer pourquoi ce ne sera jamais possible.
J’aime aussi beaucoup la BD, que je lis et que je collectionne, avec une affection particulière pour les classiques Tintin ou Corto Maltese de ma jeunesse. Ce sont des voyageurs avant tout : ouverts aux autres, curieux du monde, parfois trop naïf pour l’un ou trop romantique pour l’autre, mais toujours dans la rencontre et l’échange. Probablement une vision du monde qui m’inspire encore aujourd’hui.
Évidemment, j’aime voyager. Voyager en France comme à l’étranger, en famille, avec mon épouse et mes enfants. L’Alsace et la Corse ont une place particulière dans le choix de ces périples, mais la découverte, le déplacement, le changement de regard font partie de mon équilibre.
Mon métier me permet de me déplacer énormément en Europe : ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les différences culturelles d’un pays à l’autre, les manières variées d’aborder les questions, les problèmes. J’ai la chance de travailler avec des équipes très diverses. C’est une vraie richesse.
J’aime le mélange des mondes. Je travaille dans la finance, mais je suis profondément passionné par les sujets de transmission et par les parcours professionnels souvent peu valorisés. À mon humble niveau, je préside le conseil d’administration d’un campus agricole qui forme des jeunes du CAP au BTS. Je les trouve engagés, travailleurs, souvent admirables : production agricole, soins à la personne, soins aux animaux… des métiers essentiels, au sens le plus concret du terme.
J’aime aussi m’engager comme citoyen, notamment en tant que réserviste dans la Gendarmerie, c’est une magnifique institution composée de professionnels qui ont de grandes qualités, de belles valeurs et traditions. Ce sont des hommes et des femmes dévoués, au service de leurs concitoyens. C’est un engagement qui compte pour moi, et en général, donner un peu de son temps pour le bien commun me paraît nécessaire.
J’aime enfin le football, aller au stade avec mon fils, partager ces moments simples. Mon cœur balance toujours entre le PSG et le Racing Club de Strasbourg… sans jamais réussir à vraiment choisir. »
Je n’aime pas👎
« Je n’aime pas les gens qui parlent d’eux en permanence, sans jamais s’intéresser à leur interlocuteur. L’échange doit aller dans les deux sens.
Je n’aime pas non plus le pessimisme permanent : je fuis ceux qui ont toujours mille bonnes raisons pour expliquer pourquoi il ne faut pas faire, pourquoi ça ne marchera pas, pourquoi ce n’est pas le moment. À l’inverse, les optimistes me donnent envie de tenter, même si tout n’est pas parfaitement aligné.
Je n’aime pas le manque de courtoisie. Ça peut paraître simple, presque basique, mais c’est essentiel si on veut essayer de “bien vivre ensemble”, dans le business comme ailleurs.
Et puis, plus généralement, je n’aime pas les postures figées, les jugements rapides, et le refus de s’ouvrir à des mondes différents du sien. »
OD
