
Le secteur de la croisière entre en zone de turbulences. Selon Morgan Stanley, la demande devrait ralentir sous l’effet combiné des crises géopolitiques, de l’inflation et de la hausse des coûts, notamment du carburant et du transport aérien. Les compagnies les plus exposées au marché américain, en particulier européennes, sont en première ligne. Aux Etats-Unis, les prévisions de bénéfices sont revues à la baisse pour Royal Caribbean Group (-7% de BPA en 2026), Carnival Corporation et Norwegian Cruise Line Holdings (-4%). Seul Viking Group résiste relativement (-1%). Les perspectives d’EBITDA sont également ajustées à la baisse pour l’exercice 2026/27. Le ralentissement devrait surtout toucher le marché de masse, plus sensible à la hausse des prix. A l’inverse, le segment haut de gamme et luxe se montre plus résilient. Enfin, un déplacement des flux est attendu, les voyageurs privilégiant des destinations jugées plus sûres comme les Caraïbes, l’Alaska ou l’Europe du Nord, au détriment de la Méditerranée orientale.
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