
Lufthansa se prépare à immobiliser une partie de sa flotte face à la flambée des prix du carburant liée aux tensions avec l’Iran. Le groupe envisage de clouer au sol jusqu’à 20 appareils, soit une réduction de 2,5% de sa capacité, avec la possibilité de monter à 40 avions si la situation s’aggrave. Une équipe interne a été chargée d’anticiper ces mesures. Malgré une couverture de 80% de ses besoins en carburant, Lufthansa devra absorber un surcoût estimé à 1,5 milliard d’euros pour le reste. Son PDG, Carsten Spohr, prévient que cette hausse se répercutera sur les prix des billets, au risque de freiner la demande : moins de passagers sont attendus. Le groupe n’est pas isolé. United Airlines prévoit également de réduire temporairement sa capacité d’environ 5%. En cause : l’envolée du prix du kérosène, qui a parfois progressé plus vite que celui du pétrole brut. Sur le marché américain, le gallon atteignait récemment 4,62 dollars (environ 4,25 euros), contre 2,08 dollars (environ 1,90 euros) fin 2018, accentuant la pression sur les compagnies aériennes. On a enfin trouvé le but de la guerre en Iran de Donald Trump : être en harmonie avec sa conscience écologique.
NB
