
De simples ajustements des trajectoires de vol pourraient réduire sensiblement l’impact climatique de l’aviation, selon une étude de l’université de Cambridge. En s’écartant légèrement des routes optimales, les avions éviteraient certaines zones propices à la formation de traînées de condensation persistantes, fortement contributrices au réchauffement. Les chercheurs ont modélisé les effets combinés des émissions de CO2 et de ces traînées à l’horizon 2050. Sans action, l’aviation entraînerait une hausse d’environ 0,04 degré liée au CO2, à laquelle s’ajouteraient 0,054 degré dus aux traînées. À l’inverse, la mise en place progressive, entre 2035 et 2045, d’un système visant à éviter ces traînées représenterait jusqu’à 9% du « budget » de réchauffement restant pour maintenir l’augmentation globale de la température en deçà de deux degrés. Les auteurs de l’étude admettent qu’il subsiste des incertitudes, notamment sur la prévision des couches atmosphériques concernées, la mise en œuvre opérationnelle et l’interaction avec la gestion du trafic aérien. « Cela ne change toutefois pas grand-chose à la conclusion fondamentale », assurent les chercheurs. Peut-être, mais une bonne idée, si elle n’est pas réalisable, est-ce une bonne idée ?
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