
FX Izenic, c’est un monument dans la galaxie du tourisme et de la presse en France. Rédacteur en chef et surtout éditorialiste – presque aussi brillant qu’OD -, il avait hissé notre confrère Tour Hebdo sur le podium des médias professionnels. François-Xavier a conservé son esprit de journaleux, curieux, sans concession… Un congrès professionnel sans son animation est désormais impensable. La presse a perdu un acteur essentiel, mais la profession a gagné un expert incontournable. Et, de plus, il parle vrai…
J’aime👍
« J’aime évidemment mon métier. J’aime l’animation d’événements, qui est un peu le prolongement de mon métier d’origine, le journalisme, et que j’aborde d’ailleurs de la même façon, avec les mêmes techniques. J’aime être un médiateur entre une information, un message et un public. Et ce métier me donne la chance de rencontrer des gens passionnants de tous horizons, des personnalités publiques comme des anonymes.
J’aime ce secteur du travel, qui est au croisement de toutes les mutations économiques, géopolitiques, technologiques et sociétales. J’aime les gens qui le composent, souvent passionnés et très attachants. Et puis j’aime les entrepreneurs. Ça, c’est important.
J’aime les avions qui décollent comme la promesse d’un inconnu ou d’un avenir meilleur. J’aime les lendemains qui chantent. J’aime les voix : je suis très sensible à leur timbre, leur intonation, leur rythme. J’aime les mots, le choix du mot juste. On a une langue magnifique. Et forcément, j’aime les livres, que je dévore.
J’aime le silence, c’est aujourd’hui un vrai luxe. J’aime la nature. J’habite dans un tout petit village au bord de la mer. J’aime la mer, le bruit des vagues, le bruit des drisses des bateaux qui claquent au vent. J’aime le wingfoil, l’un des derniers sports nautiques à la mode. C’est une sensation extraordinaire : on vole au-dessus de l’eau. J’en fais depuis quatre ans et c’est un bonheur incroyable.
J’aime le rock alternatif, une passion qui ne m’a pas quitté depuis l’adolescence. J’aime la musique en général : impossible de passer une journée sans en écouter, ou sans en mettre en fond quand je travaille.
J’aime parler foot avec les copains du travel, ils se reconnaîtront. Plus sérieusement, j’aime la responsabilité. J’aime ceux qui assument ce qu’ils sont, ce qu’ils disent, ce qu’ils font, sans trouver d’excuses et sans se victimiser, ce qui est un peu la maladie du siècle.
J’aime le bon vin rouge, comme toi, Dominique. Je ne suis pas un saint d’ailleurs, mais j’aime le bon vin rouge. J’aime les chiens. Je rêve d’avoir un golden retriever quand je me déplacerai moins. Ce sera un vrai bonheur quand je pourrai l’accueillir avec moi.
Et puis j’aime la relation que j’ai nouée avec mes deux garçons, qui sont tout pour moi. Ou presque tout. »
Je n’aime pas👎
« Je n’aime pas les mouches, surtout celles qui prennent un malin plaisir à prendre mon crâne luisant pour une piste d’atterrissage. Ça vaut aussi pour les moustiques. Les mouches et les moustiques, j’ai horreur de ça.
Je n’aime pas les réseaux sociaux, véritables cancers de la société. Je ne suis que sur LinkedIn, par la force des choses, un peu obligé. Je n’aime pas les influenceurs, je n’aime pas le tout-communication, je n’aime pas le personal branding et tous ces concepts fumeux qui exaltent le vide et le creux.
Je n’aime pas le bruit et la fureur de notre époque. Je n’aime pas la « bienveillance », ce mot qui, à force d’être répété à l’envi, notamment en entreprise, a perdu tout son sens et a glissé vers la complaisance et le manque d’exigence.
Je n’aime pas « celles et ceux ». Il y a quelques mois, on a eu « les habitantes et les habitants » lors des élections municipales et, là, jusqu’en mai prochain, on va se fader « les Françaises et les Français ». Au secours ! J’ai horreur de ça.
Je n’aime pas l’impolitesse, la désinvolture, le mépris. Je n’aime pas les militants de tous bords, ils me fatiguent. Je n’aime pas la publicité à la radio. Je n’aime pas le bruit du réveil. Je n’aime pas le poisson mal cuit.
Et je n’aime pas le « J’aime/Je n’aime pas » de Gobert. Il me saoule avec ses questions, mais je réponds parce que c’est Gobert.
Voilà. Ce sera tout. »
OD
